Campus, mode d’emploi

Rédaction en ligne
Mis en ligne | mis à jour

Campus, mode d’emploiVous allez bientôt plier bagages pour étudier dans l’une des grandes cités universitaires  de la Communauté Wallonie-Bruxelles ? Voici une petite sélection de bons plans locaux pour vous aider à trouver vos repères. Suivez le guide.

Liège, les cinq commandements
La sélection de Mélanie Geelkens


Ton kot tu trouveras
Liège ne manque pas de kots, si ce n’est de kots… de qualité. Car la majorité de l’offre est constituée de maisons divisées en plusieurs chambres. Pour le meilleur comme pour le pire. Des alternatives existent. Comme la résidence universitaire de l’ULg, au Sart-Tilman : chambres de +/- 13 m², sanitaires et cuisine communs, loyers modestes. Ou encore le Student Hotel, boulevard d’Avroy : un hôtel moderne, entre 500 et 800 euros par mois. Voire le flambant neuf  Meuse Campus : 263 studios place du 20 août, avec terrasse, fitness, sauna… Minimum 500 euros mensuels pour une occupation solo. Pas donné…
Le bus tu aimeras
L’université de Liège a eu la bonne idée de disséminer ses facultés aux 4 coins de la ville. Place du 20 août, place cathédrale, rue Louvrex, quai Van Beneden… On vous laisse regarder sur un plan, mais le bus s’impose généralement pour aller d’un endroit à l’autre. Sans parler du très excentré Sart-Tilman, site principal de l’ULg, qui n’a pas été choisi pour son accessibilité. Un conseil : apprenez par cœur les horaires des lignes 58 et 48, qui relient Liège au campus du Sart-Tilman.
Du Carré tu n’abuseras
La réputation du Carré a depuis longtemps dépassé les frontières liégeoises. La fête, c’est par-là ! Surtout le vendredi soir, où les étudiants y coulent à flot. Comme la bière… Certains cafés sont devenus, de manière informelle, les repaires de facultés. À noter que les soirées étudiantes (St-Nicolas, St-Torè, bal des moflés…) ses déroulent au chapiteau  (« chapi » pour les intimes) installé sur le site du Val Benoît.


Du sport (à petit prix) tu feras
Puisqu’un esprit sain va paraît-il de pair avec un corps sain, l’ULg – via son service des sports, le RCAE – propose aux étudiants (universitaires ou non) de se dépenser à petits prix, moyennant le paiement d’une cotisation annuelle de minimum 25 euros, à laquelle il faut parfois ajouter un abonnement selon la discipline. Des plus classiques (danse, gym, foot…) aux moins conventionnelles (apnée, delta-plane, vovinam…) ; 61 au total.
Jamais seul tu ne seras
Pas toujours simple, de rencontrer du monde lorsqu’on débarque dans une ville et/ou un niveau d’enseignement inconnu(s). Les cercles d’étudiants peuvent faire office de comité d’accueil. Chaque faculté universitaire ou haut école en possède un, ou presque. Et il y en a pour tous les goûts : politiques, entrepreneuriaux, religieux, gays, culturels… Liège en compte au moins une soixantaine ! Plus d’infos sur une bonne partie d’entre eux sur le répertoire de la Fédé
www.fede-ulg.be/la-fede/cercles/

Namur, passé, présent, futur
La sélection de Marie-Eve Rebts


Musique
Comme toute ville, Namur propose des activités culturelles (théâtre, cinéma, expositions) et la musique y occupe une belle place. L’agenda s’intensifie surtout à l’approche de l’été avec les Fêtes de la musique et le Verdur Rock qui se déroulent généralement à la fin juin. D’autres concerts ont également lieu tout au long de l’année, dans des lieux comme le Belvédère ou encore l’IMEP (Institut supérieur de musique et de pédagogie). L’université possède même sa propre chorale : la Vaubane.
Histoire
La première chose qui frappe en se promenant dans sa Namur, c’est son côté historique. La ville compte effectivement plus de ruelles et bâtiments typiques que de buildings. Le point phare de la ville reste incontestablement la citadelle, lieu d’histoire mais aussi de loisirs puisqu’on peut s’y promener et il s’y déroule de nombreux évènements. L’Université de Namur s’inscrit pleinement dans l’histoire de la ville, puisqu’elle existe depuis le dix-neuvième siècle !
Cohabitation
Namur n’est pas seulement une ville étudiante : c’est aussi la capitale de la Wallonie. Les facultés et hautes écoles partagent l’espace avec diverses institutions régionales, le parc d’exposition, etc. Cette cohabitation est aussi valable au niveau festif. A Namur, le folklore estudiantin est présent au travers du bal des busés, du bal des facs, des 4h de cuistax, des soirées bunkers, etc. Mais il est aussi possible de faire la fête dans des cafés et autres lieux qui ne sont pas spécialement réservés aux étudiants.
Piéton
A l’exception de quelques hautes écoles, la plupart des facultés namuroises sont située s en plein centre ville, à quelques pas seulement des commerces, cafés et autres points d’intérêt. Il est donc très facile de s’y déplacer à pied, d’autant plus que Namur regorge de petites rues peu fréquentées, voire piétonnes. Pour aller un peu plus loin, il suffit de marcher quelques minutes pour rejoindre la gare où passent chaque jour de nombreux trains et bus.
Péket
Le péket (genièvre) est tout un symbole à Namur car il accompagne chaque année les traditionnelles Fêtes de Wallonie, qui sont organisées en septembre. A chaque coin de rue, des échoppes proposent la boisson déclinée en une multitude de goûts (cuberbon, spéculoos, etc), et une route du péket est même organisée à travers la ville. Les Fêtes de Wallonie ne se limitent cependant pas à cet alcool: elles rassemblent folklore et musique, tant pour les étudiants que le grand public.         

Souvenirs, souvenirs

Alex Vizorek, humoriste
A étudié la gestion et le journalisme à l’ULB et Solvay


Le Montmatre, place de la Petite Suisse. « Un café situé chaussée de Boondael où j’ai monté un club de fléchettes avec des amis. J’y ai joué 4-5 saisons, en alternance avec un autre café où l’on jouait aussi. Avec mes amis, c’était notre QG du vendredi soir. Une époque qui me replongeait en enfance, quand je regardais les compétitions de fléchettes sur la BBC pendant les vacances de Noël. »


Le Cercle Solvay. « Il y a quelques années, quand j’étudiais en ingénieur de gestion, le cercle se trouvait encore dans les caves de l’auditoire Janson. J’y sortais de temps en temps la semaine et je me souviens que la bière coûtait 20 francs belges, toute une époque ! »


La Bastoche. « Situé dans le quartier du Cimetière d’Ixelles, c’était un endroit incontournable pendant mes études. J’y prenais toujours le même menu : un jambon/crème, une sorte de gratin de pâtes, avec un peu de tabasco, et une bière ! J’y vais encore aujourd’hui, même si je traîne beaucoup aux Kings of Comedy Club, où je retrouve d’autres amis humoristes pour manger un bon hamburger. »

Adrien Devyver, animateur télé
A étudié les sciences économiques, politiques et sociales à l’UCL


Le cercle du Cesec. « En tant qu’étudiant en sciences écos, j’allais souvent avec mes potes au cercle du Cesec pour boire un verre, et on y passait aussi souvent nos soirées. Ce n’était pas l’endroit le plus glamour du campus niveau propreté, ni le plus esthétique, mais c’était très sympa. On pouvait y faire la fête à notre aise ! »


Picotin et Jeux d’hiver. « Comme j’avais pas mal de potes qui étudiaient à l’ULB ou à l’IHECS, on sortait une fois par mois sur Bruxelles, histoire de changer des habitudes. On allait au resto dans le quartier du Cimetière d’Ixelles, aux caves du Picotin, puis on faisait une virée au bar des Jeux d’Hiver, à côté du bois de La Cambre. L’occasion de bien s’habiller (ça change des cercles!) et de faire la fête entre étudiants. »


Sport intensif au Blocry. « Etudiant, je faisais beaucoup de sport au Blocry. Avec mes cokoteurs – qui étaient des tout bons amis - on jouait aussi très souvent au tennis, sur les terrains situés près de la ferme du Biéreau, juste à côté du kot. Ils étaient rarement occupés alors c’était un bon moyen de décompresser pendant le blocus et de se changer les idées ! »    A. Duaut
 

Osez la rencontre !