Le 11h02: «La France 2025, ce n’est pas que de la communication»
Le gouvernement français a promis des réponses sur les questions de la rentrée, et annonce travailler à un plan pour la France de 2025. « Et 2014 ? » raille-t-on déjà à droite. On en a parlé avec Joelle Meskens.
Est-ce que le séminaire « La France 2025 » n’a pas renforcé l’impression que François Hollande ne sait pas où il va, qu’il attend que la reprise revienne ?
Le premier but de ce séminaire de rentrée c’était de montrer que les ministres sont au travail, et que le gouvernement préparait des jours meilleurs pour les Français. C’est un acte de communication, c’est évident. Le deuxième but était de redonner une certaine confiance, une certaine lisibilité à l’action de François Hollande. Après plus d’un an de mandat, il donne l’impression de ne pas savoir où il va, sa politique n’est pas claire. Il fallait donc donner de la lisibilité à son action, et cela est plutôt un échec. Il a en effet demandé à ses ministres de réfléchir à la France de 2025, mais aucun choix clair n’a été engagé. François Hollande donne des indications assez vagues sur les valeurs qu’il veut voir incarnées à l’avenir, on ne sait pas comment il compte y arriver. A ce niveau, les jours prochains vont être décisifs : il va rendre des choix très concrets sur des sujets tel que la réforme des retraites ou bien le budget pour l’année qui vient.
Un internaute estime que François Hollande n’est pas capable de gérer la France et que cela se voit à l’échelle du monde. Est-ce que la place qu’occupe la France dans le monde est un sujet sur lequel il doit effectivement travailler ?
Absolument, cela a d’ailleurs été un des sujets abordé hier. Depuis une dizaine d’années, il y a un grand débat sur le déclin de la France sur la scène internationale. Même si ces derniers mois la France a redoré son blason, avec l’intervention de François Hollande au mali et l’intervention de Nicolas Sarkozy en Libye, elle est en perte de vitesse. La France essaie de retrouver sa place, ou plutôt de la conserver. C’est aujourd’hui la cinquième puissance mondiale et demain elle ne sera plus que la septième ou huitième force de la planète. Pour remédier à cela, une des grandes idées qui est sortie de ce séminaire c’est de jouer la carte Européenne pour créer, dans un monde multipolaire, un deuxième axe fort au côté de l’hyperpuissance américaine.



