Basket: les Belges concluent le tournoi d’Anvers avec panache contre Israël (77-59)
Après leur éclatante victoire face à l’Italie et l’impuissance constatée contre les colosses polonais, c’est une nouvelle confirmation délivrée par ce tournoi d’excellente facture pour les Lions.
Troisième match en trois jours pour les Belges, déjà éreintés avant ce tournoi amical d’Anvers par une cadence de trois entraînements quotidiens la semaine précédente… Pas de doute : la préparation à l’Euro (qui se poursuivra ce week-end à Istanbul face à la Turquie, la Croatie et la Serbie, trois équipes a priori supérieures à la Belgique) est entrée dans sa phase critique. À tel point que Lojeski, ébahi par l’intensité de cette équipe nationale qu’il découvre en sa qualité de naturalisé, a demandé à faire l’impasse contre Israël, remplacé par Mukubu, rétabli lui de son entorse. La fatigue se confirme donc déjà un paramètre capital à gérer pour le coach Casteels, conscient de devoir davantage puiser sur son banc pour ne pas carboniser ses cadres. C’est d’autant plus crucial que le rayonnement des Lions dépend de leur intensité.
Des poumons, Van Rossom et Hervelle en ont trois : ils ont lancé la Belgique (11-10) dans cette rencontre « bizarre », selon leur propre évaluation, dès lors qu’elle les oppose à un adversaire qu’ils retrouveront à Ljubljana avec le secret espoir de rallier le 2e tour. Cette victoire leur apporte donc un adjuvant psychologique. Mais il serait naïf de croire qu’un coach aussi rusé qu’Arik Shivek (ex-Mons) a joué le jeu à fond. Les deux équipes manquaient d’ailleurs d’application. Et à ce jeu-là, les Israéliens possèdent plus de talent, en Elyahu, valeur sûre d’Euroligue, et Casspi, cador NBA : 13-18 au quart-temps, qui n’avait pas volé très haut mais dont Driesen, échalas de 2,15 mètres qui ne sera précieux aux Lions qu’en exorcisant son flegme, incarnait la bonne surprise en l’absence de Beghin, lui aussi préservé.
Le pivot d’Anvers paraît donc assuré de sa place parmi les douze rescapés que le coach Casteels devait désigner dans la foulée. Dreesen, lui, paraît sacrifié. Mais qui pour l’accompagner ? À voir l’énergie déployée par Serron, le retour à niveau de Muya et la complémentarité de Massot avec Hervelle et Beghin, les regards (si Moors reprend l’entraînement mercredi), se tournent vers Gillet, confiné au banc. Mais en attendant, ce sont ces « réservistes » qui avaient fait la différence au fil d’un deuxième quart-temps nettement plus conquérant : 41-34 à la pause et une large domination du rebond (38 à 22 au total) qui attestait combien les Belges sont plus à l’aise face à des nations sans géant.
Après leur éclatante victoire face à l’Italie et l’impuissance constatée contre les colosses polonais, c’est l’une des confirmations délivrées par ce tournoi d’excellente facture que les Lions ont eu le bon goût de conclure sur un succès forgé autant à distance (50 % de réussite, comme face à l’Italie et deux larges succès à la clé…) qu’au caractère (56-44 à la 30e), tout en y ajoutant du panache en assurant le spectacle face à des Israéliens démobilisés, mais que les Belges sont donc capables de laisser derrière eux à l’Euro.



