Le 11h02: «Non, le marché immobilier ne va pas se crasher»
L’immobilier belge est surévalué de 49 %, selon l’OCDE. L’hypothèse d’une correction des prix gagne du terrain. Dans quel timing et dans quelle mesure ? « On peut envisager un tassement des prix, pas un crash ». On en a parlé avec François Mathieu.
Les études disent que le marché est surévalué. Sur le forum, les gens sont sceptiques quant à l’adéquation de cette étude avec la réalité du marché
Tout dépend des critères que l’on prend en compte pour estimer que le marché belge est surévalué. L’OCDE prend l’évolution des loyers par rapport aux prix, or on sait que les loyers ne suivent absolument pas les prix. C’est cela qui leur a permis d’arriver à un résultat si élevé concernant la surévaluation. Un autre indicateur, qui me semble plus réaliste, est l’évolution des prix en fonction des revenus des ménages. Hors ces salaires réels des ménages belges n’ont pas particulièrement souffert de la crise depuis 2008 grâce à l’indexation automatique.
De manière réaliste : le marché belge a bien résisté à cette crise mais il est en train de se tasser. Il n’y a pas encore de réelle baisse, mais on a un ralentissement des prix, qui est en cours et qui est relativement léger. Le fait que ce soit léger est plutôt sain, c’est un bon signe.
Des internautes demandent comment risque d’évaluer le marché dans les mois à venir
Il y a beaucoup de chance que les prix n’augmentent plus. Depuis 2005, les prix ont augmenté de plus de 50 %, ce qui est énorme, donc là il est peut-être temps que ça s’arrête.
Une diminution drastique des prix de l’immobilier est-elle envisageable ?
Quatre facteurs sont à prendre en compte. Tout d’abord la faiblesse des taux d’intérêt. On a connu une lente érosion depuis 2005, avec des taux aujourd’hui historiquement bas. Par ailleurs, ce qui a aussi soutenu le marché immobilier, c’est la fiscalité. En 2005 on est passé d’un système de déduction des amortissements à un système de bonus logement qui est un package plus global dans lequel la déduction pouvait être plus globale. Cela a soutenu le marché : quand on a une fiscalité un peu plus encourageante les gens ont tendance à aller plus vers l’immobilier. Troisième facteur : les maintiens des revenus des ménages belges, qui souffrent un peu mais ne vont pas diminuer drastiquement. E
nfin : tout ce qui est régularisation fiscale. En 2004 on a eu une Déclaration libératoire unique, puis différentes opérations de régularisation fiscale des capitaux. Il y a alors eu massivement des rentrées de capitaux en Belgique. Donc les parents ont pu soutenir les achats de leurs enfants. L’apport personnel a fortement augmenté ces dernières années. Si on prend ces 4 indicateurs, on peut estimer qu’on est arrivé à un plafond. En conséquence, c’est peu probable qu’on ait de nouveau une explosion des prix dans le futur.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Bonjour, a BRUXELLES- UCCLE, D-un coup 5 maison se sont libérées dans ma rue due aux décès,home,déménagement,des 5 propriétaires et bien en 9 mois tous est partie ! les prix était de plus de 400.000 euro et tous était a refaire ! ma maison achetez en 2004 a -175000 euro, vaut déjà 450000 euro minimum ! et ce n-est que le début ! des acheteurs achètent des maisons et les divisent en petit morceaux,ce qui feras encore augmenter les prix dans le futur pour chaque bien immobilier ! ma maison est payer en 2014 ! je vais bientôt commencer a achetez des studios pour louer ! un chaque 2 ans cash ! ha oui je ne suis pas partie en vacance depuis 25 ans,pas de restaurant,pas de voiture,gsm depuis 8 ans a -50 euro,ect....une vrai fourmi ! Les cigales commencent a danser ! j-en rigole ! ce n est que le début ! surveillez le pétrole ! pétrole=carburants=cour déplacement=perte de pouvoir d-achat !
ING etc. Le comportement de ING en matière de prêt hypothécaire est scandaleux; ainsi que le dit un internaute, les biens pris en garantie sont démesurés par rapport au montant de l'emprunt sans compter que les agences n'ont plus aucun pouvoir et que la respectabilité et honnêteté des clients ne sont plus un facteur déterminant pas plus que son ancienneté.Pour les jeunes, obtenir un prêt est un parcours de combattant!
L'immobilier est la seule valeur sûre en Belgique. C'est encore un coup des grands argentiers penseurs donneurs de leçon pour faire baisser les prix afin que de grands groupes immobiliers rachètent à bas prix et revendent ensuite beaucoup plus cher.
Certes, les prix sont élevés et on peut s'attendre à ce qu'ils se tassent mais ils ne vont pas baisser très très sensiblement. Sinon, ne vendront leur bien que ceux qui y sont réellement obligés (pour diverses raisons) et, quoi qu'en disent certains bloggers, la loi de l'offre et de la demande fera qu'ils remonteront alors de nouveau. Les prix ne pourraient baisser que progressivement sur une longue période. (Par ailleurs, 50% de surévaluation ne signifie pas le double de la valeur actuelle, comme certains le pensent, mais 1,5 fois cette valeur. Et ce n'est pas non plus exactement ce que dit l'OCDE contrairement au titre de l'article du Soir). Donc, ni panique précipitée pour les propriétaires, ni réjouissance hâtive pour les candidats acheteurs.




pétrole=carburants=coût en déplacement=perte de pouvoir d-achat !