L’été n’est plus une période de vaches maigres
En immobilier, l’été n’est plus ce qu’il était. L’activité baisse, mais plus rien de comparable avec la situation d’il y a une dizaine d’années où le marché enregistrait un coup de frein brutal en juillet et août.
L’été, il fait beau, il fait chaud, les femmes sont belles, on mange des fruits et il y en a même certains qui maigrissent.
Côté immobilier, les mois de juillet et d’août sont généralement des mois de vaches plus maigres et entraînent des comportements particuliers au niveau des acheteurs et des vendeurs.
Ainsi la tendance est de se dépêcher de vendre (ou d’acheter) avant de prendre la route des vacances. Quelques occasions seraient même à faire, car les prix ont alors tendance à « se dilater ». En matière de biens, un agent immobilier de Liège nous signale que l’été, les gens ont subitement la main verte. Entendez par là qu’ils recherchent en priorité des maisons ou des appartements avec jardins et/ou terrasse(s). A contrario l’hiver, ils évitent les endroits trop isolés car ils redoutent la neige et le verglas…
Vacances étalées (il n’y a plus que les parents avec de jeunes enfants scolarisés qui partent en juillet/août) et taux hypothécaires hyperattractifs obligent, l’activité estivale reste toutefois soutenue, même si elle enregistre une baisse sur les deux mois. Certains biens, à bas prix, continueraient même à changer de mains comme si de rien n’était car ils sont recherchés par une couche de la population qui n’a pas forcément les moyens de s’offrir des vacances.
Nous avons (micro)sondé plusieurs villes francophones (Liège, Bruxelles, Namur, Charleroi) et une région (le Brabant wallon) pour en savoir plus. Un léger ralentissement a été enregistré partout, sauf en Brabant wallon où certains agents immobiliers disent n’avoir jamais aussi bien « performé » l’été. Une exception toutefois : les terrains à bâtir, un segment qui s’effondre.



