Brabant wallon Pas de ralentissement, voire même un rebond de l’activité
La barre est fixée à 450.000 euros pour les uns, à 500.000 euros pour les autres. Voilà le seuil au-dessus duquel les acheteurs commencent à sérieusement rechigner à ouvrir leur portefeuille et à allonger allègrement les liasses de billets.
A ce niveau d’investissement, le temps est à la réflexion, aux négociations. Et comme, en face, on voit que le vendeur n’est pas pressé de se séparer de son bien, on assiste à un sérieux fléchissement de ce segment du résidentiel. « Ce sont ces biens qui prennent la crise de plein fouet », précise le porte-parole des notaires brabançons, Jean-Paul Mignon.
Attention, pas de généralité : le reste du marché est très soutenu. « L’été a été très bon, il n’y a pas eu de ralentissement », confirme Philippe Dewaele, directeur de l’agence Century 21 Waterloo/Braine-l’Alleud. « Une activité immobilière très intéressante, très dynamique », confirme Grégory Schulte, directeur de l’agence Trevi de Genval. Alors que Jean-Paul Mignon embraye : « L’hiver a été long avec une chute de l’activité immobilière. Mais depuis le 1er août, je n’ai jamais passé autant de compromis de ma vie. Cela rattrape quelque peu la baisse des mois précédents. »
Car les chiffres du dernier baromètre trimestriel le démontrent, l’activité immobilière a diminué de 5 % entre le premier trimestre 2012 et celui de 2013. Le second trimestre de 2013 a toutefois connu un petit rebond par rapport au début d’année. « Ce qui laisse augurer une belle fin d’année, lance Jean-Paul Mignon. D’autant que les chiffres que l’on découvre en juillet – et qui sont relativement stables – préfigurent souvent ce que l’on obtiendra en fin d’année. » Rayon prix, on a assisté au second trimestre à une baisse de 6 % des maisons d’habitation.
Écroulement du marché des terrains
Autre constat : un bel écroulement du marché des terrains. « Il y en a beaucoup et ils ne se vendent pas, constate Philippe Dewaele. La demande est très faible. A Braine-l’Alleud, les prix sont d’environ 90.000 euros pour trois ou quatre ares et de 210.000 euros pour huit à dix ares. La demande est très faible. » Une situation qui n’étonne pas le notaire Mignon : « La baisse globale des prix est de 10 % en moyenne par terrain ! C’est étonnant. »
Enfin, ce rebond de l’activité immobilière peut être lié à l’annonce d’une hausse du taux d’intérêt (d’un pour cent actuellement). Les candidats acquéreurs se pressent pour acheter un bien. « Et ce, d’autant que l’inflation est maîtrisée et que le pouvoir d’achat n’a pas beaucoup baissé, poursuit le notaire ittrois. Nous constatons aussi que l’aide des parents est de plus en plus régulière et importante. Tout cela fait que le marché se maintient et que l’année sera relativement bonne. »



