Liège En été, la démarche des acquéreurs est plus sélective
Plutôt calme ou agitée l’activité immobilière en période estivale à Liège ?
« Plutôt actif, plus que l’an passé », selon Michaël Gereon, gérant de l’agence liégeoise Engel & Volkers. Cette dernière a enregistré une dizaine de transactions depuis le début du mois de juillet, portant principalement sur des maisons de maître et des appartements. « L’activité au niveau des villas est un peu moindre mais elle reste bonne. La demande est soutenue, quel que soit le segment. Même au-dessus de 500.000 euros, les biens se vendent, poursuit le gérant. Mais il faut vraiment qu’ils soient mis en vente au bon prix. » Un constat finalement à l’image de l’année 2013, qui sera, d’après Michaël Gereon, globalement meilleure que l’année dernière, grâce notamment à la faiblesse des taux d’intérêt. Petite ombre qui vient noircir le tableau cependant : le gérant note un taux de refus des crédits un peu plus élevé qu’auparavant.
Au sein de l’agence B.I.V., autre structure implantée à Liège, on affirme également qu’on a bien vendu lors de ces deux derniers mois. Mais Eric Penners, agent immobilier chez B.I.V., pointe du doigt un petit désagrément propre à la période estivale : « Avec les congés du notariat et des banques, tout est ralenti et les délais s’allongent. »
Cet été, l’agence immobilière a également été beaucoup sollicitée pour des mises en vente. « Les gens n’ont pas envie de s’occuper de ça pendant leurs congés, observe Eric Penners. Il y a quelque chose de récurrent, chaque année pendant les vacances, on a le sentiment qu’il fait calme mais ce n’est pas le cas, on a face à nous des personnes aussi intéressantes qu’intéressées car elles prennent le temps de sélectionner les biens. Les acquéreurs viennent en couple, ce qui évite maintes et maintes visites «inutiles» . La démarche est plus efficace, plus triée. »
Si Alain Corman, agent immobilier chez Trevi-Urbis, confirme que les acquéreurs prennent plus le temps d’analyser les projets et les cahiers des charges pendant la période estivale, il estime que cette dernière est restée assez calme au niveau de l’activité, hormis pour ce qui est de l’immobilier neuf. En juillet et août, les biens d’occasion auraient moins la cote. « Pendant l’année, on vend entre huit et dix biens par mois. Depuis le mois de juillet, on a effectué entre cinq et dix transactions, donc la moyenne est divisée par deux, révèle Alain Corman. Je ne suis pas persuadé que c’est en été qu’on vend le mieux. »
Cette période inciterait en tout cas les clients à modifier leurs critères d’achat. « On a, par exemple, un appartement sans terrasse qu’on peine énormément à vendre alors qu’il est exceptionnel, affirme Eric Penners. Pendant les vacances, les gens cherchent de belles propriétés avec jardin, ils ont subitement la main verte. Ils s’éloignent alors de plus en plus du centre de Liège. Au contraire, en hiver, l’éloignement fait peur car on ne veut pas prendre une côte enneigée en voiture. Il y a certains biens qu’on cherche absolument à vendre avant l’hiver. »
Le soleil influencerait visiblement le choix des acquéreurs et aurait donc peut-être un peu tendance à nous faire oublier qu’on vit généralement toute l’année dans sa maison ou son appartement…



