Namur Un fléchissement pour les appartements
La Province de Namur a traversé l’été tranquillement, sans soubresauts. Le marché immobilier résidentiel est resté stable. Comme d’habitude, pourrait-on ajouter, Namur ne connaissant que très peu de variations ces dernières années, encore bien loin des excès constatés à Bruxelles ou en Brabant wallon.
« Le marché a été très constant (NDLR : une baisse de 0,8 % selon le baromètre des notaires), fait remarquer Etienne de Francquen, président de la Chambre des notaires de Namur. Il n’a pas ralenti. De nombreux biens ont été vendus malgré les vacances. C’est encourageant. Il est vrai que le marché reste très abordable par rapport à d’autres régions. Les maisons modestes qui tournent autour de 150.000 euros se vendent très facilement. Par contre, le marché connaît un certain ralentissement pour les biens qui dépassent 350.000 euros. De manière générale, Namur reste très apprécié pour sa qualité de vie. »
Les communes situées le long de grands axes de communication restent toujours les plus attrayantes (Gembloux, Fernelmont, Eghezée, La Bruyère, Assesse, Ciney, etc.), de même que le centre de Namur qui connaît une attractivité nouvelle. « Les acheteurs sont de plus en plus sensibles aux questions de mobilité et d’énergie, reconnaît Paul de Sauvage, directeur de l’agence Actibel, qui a connu un marché bien soutenu cet été pour les biens inférieurs à 350.000 euros. Le centre est donc très prisé. Les maisons deux façades se vendent très bien. »
A quelques kilomètres de là, dans son bureau de Salzinnes, Pierre Closon, administrateur délégué de l’agence Trevi Namur, abonde dans le même sens : « Le centre urbain se renforce. Il y a une grande attractivité pour les maisons ouvrières. Je pense que les ventes vont encore augmenter sur ce segment d’ici la fin de l’année. Par contre, cela ne devrait pas entraîner une hausse des prix. »
Les deux hommes sont également d’accord sur un autre point : le fléchissement du marché des appartements. « Mais bon, cela dépend toujours du portefeuille dont dispose une agence, fait remarquer Paul Sauvage. Il n’est donc pas évident de tirer de grandes conclusions. »
Et son confrère Pierre Closon d’ajouter : « Il est vrai que la demande est moins soutenue sur ce segment. Il s’agit sûrement d’une situation cyclique. Attendons quelques mois pour voir s’il s’agit d’un réel ralentissement ou si ce n’est qu’un épiphénomène. Pour le reste, le marché n’a pas été plus calme que les années précédentes. Cela reste dynamique ! »



