Le sentiment national au bout du stick
En matière de communication, il y a les pros et les autres. Vous voulez faire parler de vous, tout en valorisant une idée qui vous tient à cœur, comme le sentiment national – soit le fait que des citoyens soient fiers et attachés à l’endroit où ils vivent ? Deux options tactiques s’offrent à vous.
1) L’option « Rudy Demotte ». Vous utilisez un mot clair, mais en tentant de le nuancer. Très mauvais scénario. Depuis que son idée d’un « nationalisme wallon mais positif » lui a… échappé, le ministre-président wallon n’en finit plus de se faire critiquer, suscitant une incompréhension totale dans les rangs francophones. Nationalisme wallon ? Mais quelle mouche l’a donc piqué ? Demotte a en effet tout faux : 1) il a rendu la vision du nationalisme plus ambiguë auprès du grand public, qui ne sait plus si c’est un bien ou un mal – bravo la pédagogie démocratique ; 2) il a handicapé la capacité des francophones à critiquer la N-VA et son nationalisme revendiqué ; 3) il a raté l’opération qui visait à redorer un blason qui avait subi des dommages avant les vacances et les disputes au sein de son gouvernement.
2) L’option Di Rupo. Vous ne mettez surtout pas de mots sur les choses mais vous utilisez les événements emblématiques pour souligner indirectement l’existence de ce sentiment national. Vous exploitez, mine de rien, ces lieux où fleurissent les drapeaux, le noir jaune rouge, voire la Brabançonne – c’est beaucoup plus rare –, au profit de cette Belgique que vous voulez sauver. A l’image de ces terrains de hockey de Boom, où se pratique depuis quelques jours ce « nationalisme ouvert » que Demotte a eu tant de peine à définir et dont Di Rupo a bien plus subtilement souligné l’existence.
Ce jeudi, ce fut même du tout grand art, quand on a vu le Premier ministre saluer une par une les Red Panthers, avec un mot pour chacune de ces jeunes filles qui portent haut les couleurs nationales, chantant a cappella l’hymne belge, en alternant français et néerlandais – encore plus fort que Kompany et les siens qui servent déjà pas mal les intérêts de la SA Belgique.
Vos réactions
Voir toutes les réactions La N-VA est le patron mais c'est en partie parce qu'en face on joue au pompier sans chercher si une alternative est possible, voir souhaitable. On pourrait par exemple souligner que ce modèle "petit bourgeois" eu autrefois un adversaire valeureux et crédible même si son aristocratisme est passé de mode.
Cette propagande en faveur de Di Rupo devient écoeurante. Et l'utilisation des sportifs à des fins belgicaines tout autant.
Pour récolter il faut semer. Probablement, nous n'avons pas assez semé durant notre histoire. Chacun des deux leaders cités, a son domaine de responsabilité(s). Ils sont par leur comportement et propos dans l'habit qu'ils ont endossé. Il ne peut y avoir de reproche ou de comparaison à formuler. Aux échéances à venir, ......ils ne feront qu'Un.....!!!
@Morgoth . En effet. Demotte s'est planté sur le cette dernière sortie, mais, en dehors de ça, il fait du bon boulot. L'autre Mc Gyver du pauvre n'a rien apporté de constructif, que sa gueule (que, perso, je trouve très ordinaire) et des chants d'amour pour l'Allemagne.



Saluer les personnes une par une et leur dire un petit mot. Du tout grand art, du génie, même. De qui se moque-t-on ici ?