Basket : première grosse faillite des Belges sur la route de l’Euro (77-53)
Il va falloir que les Belges abandonnent tout complexe d’ici le 4 septembre. Car la nette supériorité de la Turquie, hôte de ce tournoi dont les Lions sont les petits Poucets, ne peut justifier seule leur première grosse faillite sur la route de l’Euro.
Les Turcs, qui alignent trois joueurs NBA (Ilyasova, Asik et Turkoglu) et six tours de plus de 2,05 mètres, n’ont pas pris les Lions de haut. Leur défense les a forcés à jouer constamment placé. Or, sur un demi-terrain et sans point de fixation dans la raquette dès lors que Beghin manque de taille et que Driessen s’en écarte (même s’il gagne en agressivité), leurs limites restent béantes. Car aussi hargneux soient-ils, il faut marquer pour envisager gagner : 36-25 à la pause !
Lojeski muselé (les coachs ont pris bonne note de sa naturalisation ), Mukubu préservé (mollet), Tabu hors rythme (il avait rejoint l’équipe l’après-midi) et De Zeeuw perdu (il a été rappelé pour son énergie), le coach Casteels ne fut rassuré que par Moors, de retour de convalescence. La garde ultraserrée des Turcs grippa d’entrée le rythme, vital aux Lions : 19-15 au quart-temps… Heureusement que la Turquie n’était pas plus adroite à distance, sans quoi l’écart eut déjà franchi la barre des 10 unités. Les Belges, eux, sont dépendants de cette précision : malgré l’activité d’Hervelle, sans accès à l’anneau, leur jeu était devenu heurté au fil d’un 2e acte conclu 36-25.
La pause décupla leurs déchets. Les Belges étouffaient et leur collectif se dilua. Le pivot Asik monopolisait la raquette, son équipe le rebond et cela tournait à la correction : 43-27 avant 53-36 à la demi-heure. Pour la première fois dans sa préparation, l’équipe nationale faisait pâle figure. Plutôt que d’apporter des solutions, cette prestation, indigne du niveau requis à l’Euro, pose question. Il faudra y répondre ce samedi face à la Serbie, au moins aussi forte que la Turquie, et dimanche contre la Croatie, un brin plus abordable



