Le Jyva’zik a trouvé son créneau
Le Jyva’zik Festival a étrenné un nouveau concept et un nouveau lieu ces vendredi et samedi.Son installation au Parc à Mitrailles et le choix du thème Musique, moustache et décadence ont fait mouche.L’ambiance était au rendez-vous, de même que les spectateurs.
Musique, moustache et décadence. Le concept choisi par les organisateurs du Jyva’zik Festival a porté ses fruits : vendredi et samedi, l’événement musical a vu passer quelque 3.000 personnes (dont environ 2.500 payantes) au Parc à Mitrailles de Court-Saint-Etienne.
Deux jours durant lesquels l’ambiance des années 1920-30 aux Etats-Unis a autant assuré le spectacle que les concerts qui se sont succédés. « Hier, un quart si pas un tiers des gens étaient déguisés, se réjouit Arnaud de Brye, cheville ouvrière de la manifestation, alors que l’après-midi du samedi bat son plein. Le concept est chouette et mériterait d’être encore développé l’année prochaine, notamment pour ce courant électro-rétro qui nous intéresse. Il y a encore plein de choses à faire. Ici ? Il faudra en discuter mais nous y sommes bien, c’est certain. »
Quelques minutes plus tard, le set de Def Monk se termine sur l’unique scène. Et le chanteur, dont c’est l’anniversaire, de se voir fêté par le public. Le reste de la foule est, quant à lui, réparti dans les divers salons. Certains se font tailler des esquisses de bacchantes, d’autres fignolent leur maquillage, les enfants profitent d’un manège hors du commun, les joueurs s’essayent à une roulette clandestine, les plus fatigués trouvent sans difficulté une place pour s’asseoir…
Alexandre et Maï, les deux membres d’Alek et les Japonaises, eux, sont décontractés. Il est 16 h 45 et leur passage n’est prévu qu’à 19 h. L’occasion de leur demander leur avis sur le festival, eux qui ont connu l’ancienne formule, en extérieur, au Vieux Château de Walhain. « C’était en 2011, se souviennent-ils. La première différence que nous constatons, c’est qu’au Parc à Mitrailles, c’est couvert et qu’aujourd’hui, vu la pluie qui tombe, c’est une excellente chose. Sinon, ce qui est sympa, c’est ce concept original. Ainsi que les animations sur le côté. Ça rappelle qu’un bon festival, ce n’est pas que de la musique. »
Remarqué il y a quelques années grâce aux concours tremplin de la Province du Brabant wallon, le duo a, depuis lors, roulé sa bosse et son rock impossible à qualifier. Dernière évolution en date : la sortie d’un album à la hauteur du groupe, c’est-à-dire survolté. « L’idée n’est pas de laisse rune trace ou de faire du profit, notent Alexandre et Maï. C’est juste l’envie de donner aux gens de quoi nous écouter chez eux. Pour le plaisir. » Un sentiment qui était de mise un peu partout au Parc à Mitrailles, tant vendredi que samedi. Avec une particularité, relevée par Arnaud de Brye : « les ados deviennent minoritaires, cette année. C’est la première fois que notre moyenne d’âge augmente à ce point ».



