Le week-end foot en un coup d’oeil

Vincent Joséphy
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Un Suarez devenu buteur des Mauves, un Guy Luzon qui réussit un sans faute avec le Standard, un Mons seul en bas de classement,... Le résumé décalé de la 5e journée de cette Jupiler Pro League que tout le monde nous envie.

Le duo explosif du week-end

On ne va pas se mentir: l'idée même de cette chronique, qui se veut aussi décalée qu'un centre au troisième poteau de Frédéric Boï ou tranchante qu'un commentaire de Dominique D'Onofrio («Il a voulu aller plus vite que le ballon », comme entendu ce week-end), c'est de mettre en avant les petits travers hebdomadaires de cette Jupiler League que toute l'Europe nous envie (si, si, même en Biélorussie, pays charmant qui produit une quantité exceptionnelle de bouchers au kilomètres carrés, demandez un peu aux Standardmen ce qu'ils en pensent).

Alors, forcément, quand les Anderlechtois ne récoltent plus de pénos généreux qu'ils balançaient encore généreusement dans l'anneau supérieur du stade Constant VDS il y a quelques mois de cela, quand Eiji Kawashima continue de rester excellent entre ses perches, quand Bram Verbist est scandaleusement écarté au Cercle ou que les Côtiers de Fredje Vanderbiest se mettent même à arracher une unité aux vice-champions dont l'attribution du brassard n'est même plus une affaire d'état manageuriale, que nous reste-t-il, à part nos yeux pour nous émerveiller devant tant de grâce? Pas grand-chose!

Pourtant, on ne peut que se réjouir de l'arrivée de Gaille Louzonne dans notre petite compétition. Critiqué sur son cv rachitique avant de débarquer en bord de Meuse, l'entraîneur israélien du Standard est en train de faire taire tous ses détracteurs. D'abord et avant tout par ses résultats: avec son 10 sur 10 , certes acquis régulièrement contre des équipes de peintres et en procédant à une tournante qu'on ne voit usuellement que dans les grands championnats (mais qui a dit que la Jupiler League n'en était pas un, au fait?), Louzonne a fait taire ses détracteurs. En titularisant Julien de Sart (renommé... Jean-François par le préposé au micro du Tondreau, jaloux de la notoriété naissante de son collègue lokerenois), il s'est également mis le directeur sportif dans sa poche même si le fiston, rougi pour ses débuts nationaux en rouche, ne l'a guère aidé. Comme le tweetait malicieusement ce bougre de Benjamin Nicaise, tout aussi tranchant du bout de ses doigts qu'il l'était avec ses crampons à l'époque, le dandy israélien en chemise à coude « a fait des anti-Dûchatelet une espèce en voie de disparition ».

Et s'il allait au bout des rêves de ce sale capitalisss', le bougre? Bref, Gaille Luzonne cartonne et, à l'évidence, jubile dans sa petite tête de détraqué mental. Parce que vous l'avez vu, dimanche soir au Tondreau? Incapable de rester en place – Be Tv a calculé qu'il était resté 16 minutes sur le banc, ce qui a eu l'air de le surprendre négativement -, il a gesticulé, harangué ses joueurs, hurlé comme un possédé sur le but d'ouverture certes assez lent des Rouches (une minute pour une dizaine de secondes à Genk, tout de même) et surtout entamé une sorte de bataille rangée un peu grotesque avec Kanu quand celui-ci a doublé la mise et rasséréné tout le monde. « Oui, nous sommes tous les deux un peu fous », a-t-il admis du coin des lèvres lors de son duo de comique désormais bien réglé avec son adjoint. Comment lui donner tort? Et ne pas le remercier, en fait? Chelsea a son « Special One » (ou « Happy One), le Standard a trouvé son « Crazy One »!

Le sans-faute du week-end

A Anderlecht, aussi, la soupe à la grimace a disparu depuis quelques semaines déjà. Depuis ce revers initial concédé face à Lokeren, le Sporting bruxellois a retrouvé des couleurs, a inscrit pas mal de (beaux) buts et s'est hissé tranquillement à la deuxième place, dans les pots d'échappement d'un Standard filant à l'allure de Vettel sur ce circuit spadois que toute l'Europe nous envie (si, si, même chez les bourges monégasques). Forcément, en attendant de se gausser des erreurs défensives de Bram Nuytinck face à Ronaldo ou Van Persie en C1, on accepte tout léger foirage national du beau gosse néerlandais comme une bénédiction.

Mais bon, on se doit aussi de constater que cet Anderlecht-là, magnifié par la vitesse d'Acheampong, sorte de Nagai 2.0 (question rapidité mais à qui on aurait greffé l'efficacité) sur le flanc gauche, a tout pour balayer ses adversaires belges sur son passage. Dimanche, face à un Charleroi de muets (copyright l'ex Mauve Jonathan Vervoort) qui a osé dans son jeu (Pollet continue de faire parler son efficacité depuis que Rossini ne joue plus) autant que dans sa tenue vestimentaire (le rose, c'est un message adressé pro-gay à la Russie, en fait?), Anderlecht a également retrouvé un vrai buteur en la personne de Mattias Suarez , auteur d'un premier triplé sur le sol belge. En attendant de voir à l'œuvre Mitrovic, le nouveau prodige serbe et sa déjà mythique coiffure « boule à facettes », le Sporting a aussi marqué aussi grâce à un de ses flancs (Bruno, qui a profité du tiki taka à la sauce Belle Vue) ou de l'un de ses défenseurs centraux (Nuytinck, visiblement fou de joie sur le coup malgré la qualité de son enchaînement contrôle-frappe à faire pâlir d'envie Zorro Cyriac en personne).

Manquerait plus que Deschacht dribble six adversaires (sur une saison, hein) ou que Kljestan se rase la moustache pour que la fête soit totale chez les champions en titre.

Le héros du Super Saturday

Samedi soir, après avoir assisté à quelques arrêts mignolesques pour les « Reds » de Saïïïmon-le-Magnifique ou au premier but de l'Apache Tevez pour cette bonne vieille cougar qu'est la Juve , on aurait aimé mater Studio Foot. Par conscience professionnelle davantage que par envie personnelle, soyons clairs. Mais, pour être honnête, on n'a pas pu, malgré cette fièvre du Super Saturday (si, si) qui pourrait vous emporter quand vous consultez votre Télé Pro « tu l'as lu t'as tout vu ». En fait, non. Pierre Deprez au point de corner de Den Dreef (on a pris ses renseignements, quand même) pour présenter OHL-Lokeren (miam), Courtrai-Malines (miam-miam) voire ce sulfureux Lierse-Waasland-Beveren (cœur avec les mains), c'était au-dessus de nos forces, pour une fois.

Alors, on a pris notre courage à deux mains pour se mater la redif' du week-end sportif et là, comme la majorité des concitoyens belges qui s'étaient gaussés la veille du génie humoristique de Marc Herman (son fameux « 9 à peler », quel jeu de mots de circonstance!), on a pleuré à chaudes larmes, telles des Panthères ou des Lions mis en cage par ces Allemands qui, dixit Lineker (le Frank Peterkenne de la BBC) gagnent toujours à la fin. Parce que ce salaud de Bjorn Ruytinx, non content d'avoir défrayé la chronique durant toute la semaine en s'indignant du fait qu'on lui ait proposé de quitter OHL, n'a non seulement pas asséné son petit coup de coude hebdomadaire mais il a de surcroît inscrit le but de la (première) victoire des Brabançons flamands face à ces séduisants Lokerenois. Et kwè, grand? On serait devenu footballeur sans rien nous dire? On renierait presque un transfert au FC Minsk?

Comme le Lierse (péno de Losada, ex Anderlecht, comme quoi...) et Malines ont gagné au même moment, c'est désormais Mons qui occupe seul la dernière place du classement . « C'est vrai, on a commis de petites erreurs qui se sont payées cash », a admis Mununga. Eeeeuh, quelqu'un lui dit ou pas, pour sa passe tranchante de la 1re minute?

Vos réactions

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3. nounet dit le 26/08/2013, 12:00

ok.

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2. troubadour dit le 26/08/2013, 11:42

**A*N*D*E*R*L*E*C*H*T**S*I*M*P*L*Y**T*H*E**B*E*S*T** / 32 TITRES / LE *** DU FOOT BELGE / YES WE ARE ANDERLECHT / THE ART OF VICTORY / THE FIRST THE BEST / YESSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS ANDERLECHT CHAMPION.

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