Belval ne cesse de croître

JEAN-LUC BODEUX
Mis en ligne

Les friches industrielles de Belval continuent leur renouveau, à un rythme soutenu. La mixité des fonctions y sera totale.

  • Les hauts-fourneaux de l'Arbed seront définitivement protégés au coeur de Belval, qui sera encore en chantier durant des années, mais où la vie s'intensifie de plus en plus... © J.-L. B.
    Les hauts-fourneaux de l'Arbed seront définitivement protégés au coeur de Belval, qui sera encore en chantier durant des années, mais où la vie s'intensifie de plus en plus... © J.-L. B.

Belval, la nouvelle ville du sud du Grand-Duché située non loin du sud de la province de Luxembourg, continue à pousser, tous azimuts, depuis le départ en 2001 de ce projet gigantesque qui vise à revaloriser des friches industrielles désertées. Quelque 270.000 m2 de bâtiments ont d’ores et déjà été construits. Fin 2015, le projet n’en sera toutefois qu’à 40 % de ses prévisions globales. Pourtant, rien qu’en 2012, 60.000 m2 de bureaux et de logements ont été livrés.

Belval sera une ville multifonctions, intégrant commerces, bureaux, résidences unifamiliales et appartements, université, lycée, salle de concerts (Rockhal), hôtels, centres de recherches, etc. Tous les partenaires qui œuvrent autour de ce projet insistent sur cet aspect multifonctionnel du site, sur l’importance d’une mixité qui rassemble les diverses fonctions, en vue d’avoir aussi une vie permanente en dehors des heures de travail. C’est de plus en plus le cas désormais.

La ville continue d’ailleurs à grandir en termes de population résidente. Actuellement, 775 personnes y sont inscrites et la croissance y est continue. Il faut y ajouter plus de 600 lycéens, 500 chercheurs, etc. En tout, la ville offre 3.600 postes de travail, dont 900 créés en 2012, sans compter les 300 à 400 ouvriers qui sont en permanence occupés sur cet immense chantier.

Poste par poste, où en est cette ville qui devrait être complétée, côté français, par d’autres infrastructures, notamment routières ? L’université continue de sortir de terre, avec ses maisons du savoir, des sciences humaines, de l’innovation, la bibliothèque et le centre de calcul. Le site prévoit aussi des logements pour les étudiants, qui s’ajouteront aux 300 disponibles dans la ville voisine d’Esch-sur-Alzette. «  Tous les voyants sont au vert en matière de logements afin de pouvoir accueillir étudiants et professeurs pour la rentrée 2014 », estime Michel Delwiche, directeur d’Agora, la société de développement qui gère la reconversion de Belval.

« L’université est un élément phare du site, estime Lydia Mutsch, bourgmestre d’Esch. L’université ne peut évidemment résoudre tous les problèmes du pays, mais elle assurera une nouvelle dynamique, et les acteurs économiques devront avoir des collaborations avec l’université. »

L’administration grand-ducale a de son côté déjà entamé sa décentralisation, implantant là ses services de l’eau, de l’environnement, l’agence de l’emploi (Adem) et la commission nationale de protection des données.

La recherche est par ailleurs un domaine qui prend de l’ampleur avec l’institut Lippman, le centre Tudor, le Luxembourg center for systems of biomedicine. S’y ajoute un bâtiment d’accueil de start-up, le Technoport.

La protection des bâtiments historiques de ce site, à savoir les deux hauts-fourneaux éteints de l’Arbed, remplacés non loin de là par les fours électriques d’Arcelor-Mittal, est aussi en voie de finition. La dernière phase de traitement des structures métalliques contre la corrosion sera terminée cette année.

Mais Belval est aussi un lieu de vie permanent. Les appartements y sont de plus en plus nombreux et des quartiers très agréables sont en cours d’aménagement. Notamment au nord de Belval, où un quartier résidentiel accueille désormais près de 350 habitants. Mais 230 autres logements, répartis sur sept bâtiments, sont actuellement en cours de construction. Belval Sud accueillera aussi du résidentiel, un mélange harmonieux de pavillons et d’appartements. Le tout entouré de parcs, de plans d’eau, d’aires de jeu, de coulées vertes qui rendent ce site très agréable et ouvert, facilement accessible aux piétons et aux vélos. Le site de Belval est vaste, mais tout y semble proche.