Victor B. et son théâtre, les yeux dans les yeux
La compagnie Victor B. fête ses 20 ans avec trois de ses spectacles au Théâtre de Namur.
Vingt ans que Jean-Michel Frère et sa bande créent des spectacles singuliers. Il y a eu les mélanges de théâtre et de breakdance avec notamment S.C. 35c, premier spectacle de Cécile de France. Il y a eu l’intime Trois secondes et demie joué en appartement. Il y a eu d’autres « hits » comme le désopilant Trop de Guy Béart tue Guy Béart, promenade urbaine pour renouer avec la nature. Et puis, il y a les nouveaux venus, toujours aussi inclassables dans leur forme : Une petite allergie ?, mélange de théâtre et d’installation, à la découverte de poétiques acariens, et Poney pour toujours, veillée musicale pour interroger notre rapport aux animaux. Pour fêter ses 20 ans, Victor B. reprend ces trois derniers spectacles et promet moult surprises, tout le mois de septembre, au Théâtre de Namur. L’occasion pour nous de questionner sa tête pensante : Jean-Michel Frère.
Comment est né ce désir de chambouler le rapport avec le public ?
On est tombé dedans avec
Des anecdotes ?
Un jour, Philippe Vauchel jouait dans un appart à Namur. Un coiffeur, installé au rez-de-chaussée, faisait chaque fois ses travaux au marteau-piqueur quand on jouait. Un jour, Philippe s’est dit que ce n’était plus possible. Pendant la représentation, il a dit aux spectateurs : « C’est mon voisin, je vais aller le trouver pour que ça cesse. Si vous ne me voyez pas revenir dans 8 minutes, envoyez des renforts. » Le public était mort de rire mais Philippe était plutôt inquiet. Il est allé trouver le coiffeur et à force de parlementer et de promettre quelques bières, l’a convaincu d’arrêter. Il est revenu, a repris le spectacle et a même fait venir, au moment des applaudissements, ce coiffeur que les gens croyaient être un figurant.
Et la suite ?
Je ne sais pas de quoi sera fait le futur. Après 20 ans, je redeviens une page blanche. C’est inconfortable mais excitant aussi. Je ne veux surtout pas exploiter un filon, une recette. J’ai trop peur de m’ennuyer. En attendant, il y a la première belge de
Du 8 septembre au 6 octobre au Théâtre de Namur. www.theatredenamur.be.


