Le 11h02: «Nos «top managers» doivent avant tout être compétents»
« If you pay peanuts, you get monkeys ». La polémique sur le salaire des patrons des entreprises publiques enflamme la rentrée politique. Quel est le juste tarif du patron public ? Béatrice Delvaux a répondu à vos questions.
Le patron de Bpost a déclaré « pour 290 000 euros par an, je ne reste pas ». Qu’en pensez-vous ? En tout cas, cela n’apporte rien de constructif à un débat déjà très compliqué. Ce qui est important quand on engage quelqu’un c’est de réfléchir à deux choses : « Qu’est-ce qu’on veut que l’entreprise devienne ? » et « Quel prix est envisageable pour que l’entreprise devienne comme on le désire ? ». C’est une question de société. Le prix que la société veut mettre sur ces gens n’est souvent pas le même que celui que le marché veut imposer.
Pourquoi ce débat arrive-t-il sur la table ? L’histoire a d’abord commencé avec le salaire des grands banquiers. Beaucoup se sont offusqués du fait que ceux-ci gagnaient énormément avec des bonus un peu fous alors que les « petits clients » subissaient la crise. Ensuite, la polémique a débuté avec la crise qui entourait le salaire de Didier Bellens. Yves Leterme, Paul Magnette et enfin Labille se sont lancé la patate chaude.
C’est un dossier que le gouvernement doit absolument régler mais qui est très compliqué. Des managers dans nos entreprises publiques sont à embaucher, mais évidemment, ceux-ci veulent connaître leur salaire avant de signer. Le gouvernement se penche sur le dossier depuis trois jours, je suis curieuse de connaître leurs conclusions.
Les patrons des grandes entreprises doivent-ils être des hommes d’État ou des hommes d’affaires ? Je pense qu’avant tout ces personnes doivent être compétentes dans leur secteur. Le patron d’une grande entreprise doit avoir une grande capacité à gérer les problèmes dans l’intérêt de l’entreprise qu’il dirige. Il doit évidemment mettre des mesures en œuvres tout en gardant bien à l’esprit qu’il doit trouver un équilibre social.
Les salaires doivent-ils être liés aux objectifs ? Il faut de toute façon faire attention aux chiffres qui sortent. Est-ce que les salaires publiés sont bruts ou nets ? À combien s’élève le parachute doré ? A-t-on pris en compte les stock-options ? Il ne faut pas comparer des poires et des pommes. Un salaire de base pourrait être une bonne solution mais il faut prendre en compte toutes les variables. Il faut voir quels objectifs on donne aux patrons. Des objectifs de coûts ? Des objectifs plus « bâtisseurs » C’est au sein de l’entreprise que ces décisions doivent être prises.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Reynders qui plaide pour un salaire plafond; Reynders qui suggère que des entreprises qui auraient besoin de top managers avaec un salaire débordant ce plafont n ont plus rien à faire dans le giron public, c est quelqu un qui fait de l idéologie libérale primaire: c est quelqu on qui veut offrir ces entreprises au privé au bénéfice d actionnaires privés, plutôt qu au bénéfice du budget de l Etat. C est quelqu un qui, dans un second temps, s il ne dit pas plus d impôts, dira moins de solidarité. C est évidemment une politique de droite: plus aux riches.
@serde "ils ont les capacité et l'intelligence" . Ils ne sont pas les seuls. On peut trouver cela ailleurs pour un coût moindre. Quant à leur prétendue envergure, laissez-moi rire. S'ils veulent aller ailleurs, qu'ils le fassent. Je crains fort qu'ils ne se retouvent à l'ONEM à 1200
ce sont nos sous !!! Monsieur, Je me monque des salaires au niveau des multinationales... Ce ne sont pas mes impots !!!!!!!!!! Le service publique c'est notre argent!!!
@ 5. serde.......Un type comme Bellens mérite son salaire. Ce gars fait rentrer des centaines de millions d'euros dans les caisses de l'état chaque année et fait travailler + de 16000 personnes. Par contre on ne peut pas en dire autant des gugus qui dirigent la SNCB. Un gouffre financier pour l'état Belge.




il suffit de regarder le management actuel : tous des grands prodiges prêts à couler leur ou plutôt nos entreprises "publiques" (Sabena, Dexia, le gouffre sncb, circuit de Spa....) est-il si difficile de reconnaître que n'importe quel chimpanzé avec un chapeau ferait aussi bien sinon mieux ces dirigeants ne doivent leurs places que grace à leurs amitiés politicons dont le seul crédo est "mettons nous en plein les poches" si nos amis dirigeants sont si bons qui le disent : on engage chez goldman sachs...!!