Rentrée scolaire: voici les principales nouveautés
La prochaine rentrée scolaire dans l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles sera marquée par l’entrée en vigueur de plusieurs nouveautés. Voici les principales.
Frais scolaires. A partir de cette rentrée des classes, les écoles secondaires devront obligatoirement envoyer aux parents un détail régulier de tous les frais scolaires qui leur sont réclamés. Cette nouveauté fait suite à une demande insistante des parents en ce sens. Elle vise à mieux justifier et clarifier ces dépenses qui peuvent se monter à plusieurs centaines d’euros par an dans certaines écoles.
Concrètement, en début d’année, les directions devront adresser aux parents une estimation des frais pour l’année et leur fournir après un décompte périodique de ceux-ci (pas plus d’une fois par mois, mais tous les quatre mois au moins). Celui-ci devra détailler les montants réclamés, leurs objets et le caractère obligatoire ou non de ces dépenses. La mesure sera aussi d’application dans le primaire mais à partir de la rentrée de 2015 seulement, les directeurs de ces écoles disposant de moins de personnel administratif.
Si l’enseignement est théoriquement gratuit en Fédération Wallonie-Bruxelles, les écoles sont néanmoins autorisées à réclamer une série de frais scolaires. En maternelle et primaire, seuls les droits d’accès et frais de déplacement à la piscine, aux activités culturelles et sportives peuvent être réclamées aux parents. Il en va de même pour les écoles du secondaire, mais celles-ci peuvent en outre demander jusqu’à 75 euros par an pour les photocopies distribuées aux élèves, ainsi qu’imputer les frais liés au prêt de livres scolaires, d’équipements personnels et d’outillage.
Enseignants étrangers. Les directions d’école, confrontées au déficit des vocations dans l’enseignement, pourront dorénavant engager des étrangers pour donner cours. Ceux-ci devront toutefois satisfaire aux mêmes exigences scientifiques, pédagogiques et de maîtrise de la langue française que les enseignants belges. Ces nouvelles dispositions, adoptées en juin dernier, visent en réalité à régulariser une situation de fait bien établie dans l’enseignement où nombre de non-Belges officient déjà, mais sur base de mesure de dérogation.
Périodes de cours ramenées à 45 minutes. Les écoles qui le souhaitent peuvent dorénavant organiser des périodes de cours de 45 minutes (contre 50 jusqu’à présent), et coupler celles-ci en période de 90 minutes. Mises bout à bout, ces cinq minutes ainsi dégagées doivent permettre l’organisation de cours de remédiation pour les élèves en difficultés. La mesure a déjà été testée dans une dizaine d’écoles-pilotes où elle a livré des résultats jugés positifs.
TESS. Le Test d’enseignement secondaire supérieur (TESS), épreuve organisée pour tous les élèves arrivés en fin de 6ème secondaire, devient à partir de cette année une épreuve certificative. Celle-ci voit en outre son champ d’application étendu. Jusqu’ici centrée sur le français et l’histoire, l’épreuve sera désormais élargie à d’autres matières.
Certification par unité dans l’enseignement qualifiant. L’organisation des cours dans quatre filières de l’enseignement qualifiant, à savoir les formations de mécanicien et technicien automobile, d’esthéticienne et de coiffure, sont dorénavant organisées sous un régime de certification par unité (CPU). Concrètement, chaque cours réussi par l’élève lui assurera une unité certifiée qu’il gardera pour acquise et qu’il pourra faire valoir dans d’autres écoles ou types d’enseignement, comme la formation en alternance ou l’enseignement de promotion sociale.



