Syrie: les Etats-Unis écartent l’option ONU
Les discussions ont duré toute la journée, à l’ONU. Mais les Etats-Unis ont fait savoir qu’une résolution quant à une intervention en Syrie était « improbable ».
Opposants et partisans d’une intervention dans le conflit en Syrie au Conseil de sécurité de l’ONU ont débattu ce mercredi d’un projet de résolution britannique ouvrant la voie à un recours à la force contre le régime syrien, accusé d’avoir utilisé des armes chimiques.
Au siège de l’ONU à New York, les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité tenaient des consultations à huis clos sur un projet de résolution qui, selon le gouvernement britannique, doit autoriser « toutes les mesures nécessaires en vertu du chapitre VII de la Charte de l’ONU pour protéger les civils contre les armes chimiques » en Syrie. Ce chapitre prévoit des mesures coercitives pouvant aller jusqu’à une opération militaire.
Mais il est très improbable que cette résolution, qui donnerait une plus grande légitimité à une éventuelle frappe militaire, soit adoptée tant les divergences sont profondes entre les grandes puissances, en particulier entre Russes et Occidentaux. La Russie, alliée fidèle du régime syrien qui a déjà mis son veto à trois projets de résolution sur la crise syrienne, a d’ores et déjà affirmé qu’il fallait attendre les résultats de l’enquête des experts de l’ONU.
« Improbable » résolution de l’ONU
Les Etats-Unis ont d’ailleurs fait savoir ce mercredi soir qu’à leur sens, le projet de résolution britannique justifiant une frappe en Syrie n’allait probablement pas aboutir « étant donné l’opposition continue des Russes », a déclaré Marie Harf, une porte-parole de la diplomatie américaine. Admettant que l’adoption par le Conseil de sécurité du projet de résolution était « improbable », le chef de la diplomatie britannique William Hague a répété qu’il fallait agir même sans aval de l’ONU face à un « crime contre l’humanité ».
Se disant convaincus de la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans cette attaque, Washington, Paris et Londres se sont déclarés prêts à agir, non pas pour le renverser mais pour le « dissuader » d’avoir de nouveau recours à des gaz toxiques dans la guerre civile qui ravage la Syrie depuis deux ans et demi.
« Aucun doute sur la responsabilité du régime »
Le bureau du Premier ministre britannique a assuré que David Cameron et le président américain Barack Obama n’avaient « aucun doute sur la responsabilité du régime » syrien dans l’« attaque chimique » meurtrière. D’ailleurs Washington doit rendre publique cette semaine une partie d’un rapport des services de renseignement étayant la responsabilité du régime.
Selon le magazine Foreign Policy, la conviction américaine se base sur des conversations téléphoniques interceptées entre un responsable du ministère syrien de la Défense et le chef de l’unité des armes chimiques. Pour un haut responsable américain, si les Etats-Unis n’interviennent pas, cela enverrait un dangereux signal aux autres régimes disposant de stocks d’armes chimiques, en particulier la Corée du Nord.
Des frappes, mais quand et comment ?
Selon un haut responsable américain, les Etats-Unis écartent une action militaire unilatérale mais estiment que d’éventuelles frappes pourraient durer plus d’un jour. Selon les spécialistes, les raids éventuels seront menés avec des missiles Tomahawk embarqués sur des navires croisant en Méditerranée et/ou des chasseurs-bombardiers opérant hors de l’espace aérien syrien. Ils visent à envoyer un message au régime, pas à anéantir ses capacités militaires et à donner un avantage décisif à la rébellion lancée il y a plus de deux ans.
Face aux menaces occidentales, l’armée a commencé à se repositionner ces dernières 48 heures, notamment à Damas, Homs et Hama (centre), avec « des dizaines de sièges de commandement militaire et de commandement de brigades évacués pour se replacer ailleurs », selon une ONG syrienne.
Craignant des débordements, Israël a autorisé un rappel limité de réservistes et déployé des batteries antimissiles à sa frontière nord avec la Syrie, alors que le voisin turc a renforcé son niveau de vigilance.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Qu`on soit pour ou contre la guerre, il y a quand meme un grand marqueur de l`anerie ambiante parmi les gens qui s`interessent a ce conflit desquels Obama ( en 2008, Grand Messie des Europeens et de la Gauche Americaine). Lorsqu`on fait face a des conflits violents comme en Syrie, annoncer a l`avance et en grande fanfare comment jouer pour gagner la partie releve de la debilite crasse. Prenons deux ennemis prets a tout pour en finir. Arrive un troisieme qui jure de fumer le premier qui utilisera un coup bas pas regulier alors qu`il ne peut pas l`observer lui-meme. Est-il des lors surprenant de constater que ce qu`on voulait absolument eviter ce produit malgre tout? Mais non, on rinse et on repete car, voyez-vous, massacrer une population a coup de bombes pour punir le salopard en place, c`est une position sage et moderee.
Après cette guerre Iran-Irak,sadam a détruit ton son stock et n-a pas pu en produire et pour cause,l-usine qui fabriquait ce gaz était anglais et sur le sol irakien et a fermer ses portes a la fin de la guerre Iran-Irak ! MRD !
Comment la CIA a aidé l-Irak de Saddam Hussein à gazer l-armée iranienne.Des documents de l-agence de renseignement américaine révélés ce lundi prouvent que les Etats-Unis ont fourni à l-Irak des informations ayant garanti le succès de ses attaques chimiques contre l-Iran. Foreign Policy révèle que 25 ans plus tôt les services de renseignement américains ont aidé l-armée irakienne à gazer les troupes iraniennes au cours de la guerre qui les opposait. Le site s-appuie notamment sur des documents déclassifiés de la CIA et sur les témoignages de hauts-gradés. l-allié officieux des Etats-Unis, l-Irak de Saddam Hussein, a commencé à expérimenter ses armes chimiques sur les troupes iraniennes. "Une fois que la production de masse commencera , l-Irak devrait être en mesure de produire assez de gaz innervant pour remplir 40 bombes de 250 kg par jour", peut-on lire dans ce rapport. Des armes pourtant interdites par le protocole de Genève ratifié par les Etats-Unis neu[...]




Question: Devinez pourquoi les fromages qui puent s'en vont en guerre? (Pour vous aider: http://balder.prio.no/armsglobe2/index.php tapez: FRANCE)