Les Lions rugissent malgré les blessés

Stephane Druart
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L’équipe nationale de basket a signé un succès encourageant sur la route de l’Euro, en s’imposant 72-59 face à la Tchéquie, ce mercredi soir à Pepinster.

Le forfait de Lojeski pour l’Euro n’attend plus que la validation d’un spécialiste. Mais la résonnance magnétique que le naturalisé des Lions a subie confirme qu’il souffre d’une petite déchirure au quadriceps. Reste donc à connaître son remplaçant : Serron partage son profil, mais le tireur d’élite Dreesen pourrait être repris comme joker. Tandis que le staff, qui prendra sa décision ce jeudi lors du dernier match de préparation, à Mons (20h) contre la Tchéquie aussi, hésite à profiter de cette infortune pour rappeler le pivot Iarochevitch qui, rétabli, renforcerait le secteur le plus léger de l’équipe.

Car Lojeski n’était pas le seul absent à Pepinster, dont Hervelle refoulait pour la première fois le parquet depuis son départ en 2004. Beghin est au repos pour soulager son dos et Van Rossom sous antibiotiques une semaine, pour une infection de la cheville née d’une blessure bénigne. La guigne semble donc s’abattre sur une équipe jusque-là préservée des soucis (De Zeeuw et Massot se sont fait mal en fin match) et qui manque cruellement de solutions de rechange. Mais les Lions ont du caractère, à condition de retrouver un mental d’acier, et leur réussite a toujours été collective.

C’est donc avec énergie qu’ils ont accueilli des Tchèques qui peaufinent également leur Euro avec une équipe abordable. Avec confiance aussi, qu’a récupérée De Zeeuw… Ses 11 points dès le premier quart avaient lancé les Lions à 25-17 ! Quand les tirs rentrent, leur attaque, le maillon faible, peut donc se montrer prolifique. Mais dès qu’ils ne peuvent plus imprimer un rythme soutenu et que la raquette se durcit, les Lions ne parvenaient toujours pas à dépasser leurs limites. Sur jeu placé, Tabu peine à retrouver sa créativité. Et quand la circulation se cantonne au périmètre, la pression pousse les Lions à des pertes de balle : 28-28 et 33-36 à la pause, soit à peine 8 unités dans le 2e quart… Guidés par l’ex-Spirou Welsch, les Tchèques avaient fait parler leur puissance, autre carence belge confirmée.

Une nette éclaircie pointa toutefois à la reprise : là où les Belges ont tendance à fléchir, ils réagirent (44-41), avec hargne. Leur défense retrouvait cette agressivité qui leur est vitale tant elle nourrit leurs accélérations. On retrouvait l’identité de cette équipe ordinaire quand elle n’asphyxie pas son adversaire : 56-46 à la demi-heure ! Le défi du dernier quart consistait donc à maintenir cette intensité. Car il n’y a qu’en étant constants que les Belges ont une chance de s’illustrer à l’Euro. Et sur ce plan, malgré les trois cadres absents, ils ont tenu trois quart-temps. Enfin un motif d’encouragement !

Belgique – Tchéquie : 72 – 59

Belgique  : 6 sur 19 à 3 pts ; 20 sur 40 à 2 pts ; 14 lf sur 20 ; 35 rbs ; 12 ass ; 25 fautes – Moors (5-11), HERVELLE (3-8), Mwema (2-0), TABU (3-4), MUYA (1-0), MUKUBU (6-2), De Zeeuw (11-8), Massot (0-4), DRIESEN (2-2).

Tchéquie : 6 sur 17 à 3 pts ; 15 sur 37 à 2 pts ; 11 lf sur 18 ; 28 rbs ; 11 ass ; 20 fautes – Benda (0-2), Balvin, PUMPRLA (3-5), Hruban (3-0), SATORANSKY (7-0), Welsch (2-3), Barton (6-6), JELINEK, Kudlacek (4-0), Svrdlik, HOUSKA (5-0), VESELY (6-7).

Quarts : 25-17, 8-19, 23-10, 16-13.