La Wallonie face à son destin

Eric Deffet
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Et ces vacances, Rudy, c’était comment ? Et les tiennes, André, bien reposantes ? Et toi Jean-Marc, tu en as bien profité ?

Leur dimension n’est pas franchement politique (et encore…), mais voilà finalement les seules questions qui compteront vraiment ce jeudi matin à Namur à l’occasion de la rentrée des gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Car les ministres de l’Olivier avaient bien besoin de congés lorsque nous les avons quittés peu avant le 21 juillet, au bout d’un lamentable conclave budgétaire inachevé. Souvenez-vous : le climat oscillait entre « La guerre des boutons » et « le château de la Star Ac », comme l’avait fait remarquer un observateur, façons coups bas et règlements de comptes à la petite semaine. Un spectacle indigne.

Subir un échec peut s’avérer honorable. Mais pour un responsable politique, ajouter l’incapacité à s’expliquer sur le fond, comme ce fut le cas, à une difficulté chronique à surmonter les obstacles dès qu’ils surgissent est proprement suicidaire.

Il faut espérer que le soleil de l’été aura modifié les habitudes et les attitudes. Car en fin de législature et dans un décor institutionnel en pleine évolution, personne ne comprendrait que Rudy Demotte et ses équipes ne se transcendent pas pour placer la Wallonie et l’espace francophone tout entier sur une orbite positive.

A vrai dire, on sera vite fixé. L’Olivier a placé la barre très haut pour le premier conseil des ministres de l’exercice 2013-2014. A l’ordre du jour de cette réunion, on pointait mercredi soir plusieurs dossiers chauds sur lesquels l’exécutif a pris l’habitude de se casser les dents : le code du développement territorial, le schéma de développement commercial ou le suivi du dossier énergétique, qui a valu tant de misères à la majorité en début d’année.

Le gouvernement wallon a de l’ambition, de l’appétit ? Tant mieux. De l’audace, un goût pour la prospective et le changement ? Tant mieux aussi. Mais on jugera sur pièces, évidemment : l’Olivier aura-t-il eu les yeux plus grands que le ventre ?

De toute façon, à neuf mois des élections, l’heure doit être aux décisions qui marqueront les esprits, à l’aboutissement de dossiers dont on peut comprendre qu’ils ont longtemps mijoté, en raison de leur importance. Les responsables wallons sont observés de toutes parts : le fédéral, les communes, l’opposition, l’Europe, les électeurs… L’heure n’est plus au mélodrame.

Vos réactions

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8. Scamateur dit le 30/08/2013, 05:51

De toutes les manières notre civilisation, notre monde se trouve dans une période charnière et plus aucun pays ne peut découvrir de solution politique ou économique tout seul. Cette fois le monde ressemble à un énorme pull-over. Vous tirez sur un seul fil et tout se modifie.Est-ce gérable? Je tiens en tous cas à féliciter le gouvernement Di Rupo. Et je ne suis pas socialiste, disons que je suis centriste. Il faut avouer que ce type a du génie politique. La Wallonie se transforme à vue et même si les Cassandre ne voient que les chiffres affolant du chômage je constate que les esprits changent et le wallon devient de plus en plus entreprenant et indépendant professionnellement. Ils sont en tous cas de moins en moins socialo-communiste/syndicalistes. Je parle pour les 20/30 ans non contaminés par l esprit de lutte des classes et l internationale. Il y a incontestablement un mieux.

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7. Scamateur dit le 30/08/2013, 05:49

De toutes les manières notre civilisation, notre monde se trouve dans une période charnière et plus aucun pays ne peut découvrir de solution politique ou économique tout seul. Cette fois le monde ressemble à un énorme pull-over. Vous tirez sur un seul fil et tout se modifie.Est-ce gérable? Je tiens en tous cas à féliciter le gouvernement Di Rupo. Et je ne suis pas socialiste, disons que je suis centriste. Il faut avouer que ce type a du génie politique. La Wallonie se transforme à vue d

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6. Scamateur dit le 30/08/2013, 05:48

De toutes les manières notre civilisation, notre monde se trouve dans une période charnière et plus aucun pays ne peut découvrir de solution politique ou économique tout seul. Cette fois le monde ressemble à un énorme pull-over. Vous tirez sur un seul fil et tout se modifie.Est-ce gérable? Je tiens en tous cas à féliciter le gouvernement Di Rupo. Et je ne suis pas socialiste, disons que je suis centriste. Il faut avouer que ce type a du génie politique. La Wallonie se transforme à vue d

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5. Scamateur dit le 30/08/2013, 05:21

essai

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4. jmv71 dit le 29/08/2013, 15:10

Miracle, je suis d'accord avec 95% du post précédent. Terrible constat de la part du pouvoir que s'octroie chaque parti politique. Ils sont tous en alliance avec d'autres partis à differents niveaux de pouvoirs et donc, la critique ne peut qu'être électoraliste et mais surtout pas ciblée et réfléchie. La solution est pour moi, un système électoral majoritaire qui obligerait un parti à prendre ses responsabilités et à défendre 100% de ses résultats devant l'électeurs. La petite note sur taxer les riches est incomplète car les riches (c'est quoi être riche?) sont déjà fort taxés (les entreprises encore plus) et donc, économiquement, cette taxe n'a jamais montré à l'étranger de résultats positifs. La solution doit venir d'une gestion saine de ses finances publiques en ce y compris et surtout le poste des dépenses.

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