Un requin-tapis à l’Aquarium Dubuisson

Jo. Ma.
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Musée Pour quelques mois à Liège, un transfuge venu du zoo d’Anvers

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Un requin-tapis a, pour quelques mois, rejoint l’aquarium liégeois. © D.R.
    Un requin-tapis a, pour quelques mois, rejoint l’aquarium liégeois. © D.R.

Les requins à pointes noires de l’Aquarium Museum de Liège sont à la fête : après avoir été rejoints, au mois de février, par deux congénères transférés du zoo d’Anvers, ils ont aussi la compagnie, depuis quelques jours, d’un requin-tapis mesurant environ 1,20 mètre.

«  Le zoo d’Anvers est en pleine rénovation et pendant les travaux, certains animaux doivent être déménagés, explique Marie Bournonville, biologiste à l’‘Aquarium. Comme nous avons de bons contacts avec eux, ils nous ont demandé d’accueillir trois de leurs requins. Ce requin-tapis, aussi appelé wobbegong, est arrivé il y a près de deux semaines dans un camion équipé de cuves spéciales de transport.  »

Le squale a été lâché dans cet aquarium rempli de 66.000 litres d’eau de mer, un des plus grands du pays. Et tout va bien pour lui, précisent les gestionnaires du musée, puisqu’«  il est en pleine forme, a très vite rejoint ses anciens compagnons du zoo d’Anvers et s’est très vite familiarisé avec son nouveau bassin  ».

Reste qu’il n’est pas le plus visible des pensionnaires du musée : plat, doté d’un corps moucheté de petites taches blanches et grises réparties sur des zones marron et beige, il aime rester immobile au fond du bassin, où sa tenue camouflage l’aide à rester inaperçu.

Adulte, le requin-tapis – il s’agit ici d’une femelle – peut mesurer jusqu’à trois mètres. Dans son milieu naturel, contrairement à d’autres congénères qui nagent sans arrêt près de la surface en quête de nourriture, il laisse approcher ses proies et les avale d’un seul coup. Il vit essentiellement au sud de la mer de Chine et près du littoral australien.

Dans quelques mois, après le retour des requins dans un zoo anversois profondément rénové, le grand bassin de Liège devrait subir un réaménagement complet. Puis, vraisemblablement avant le mois d’octobre, une mangrove devrait être partiellement reconstituée dans le même musée afin d’accueillir de nouvelles espèces animales.

Osez la rencontre !