Ecole: «Il faut mieux former les enseignants»

Célestine Lecocq (st.)
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Le Brussels Studies Institute vient de publier une étude qui alerte : avoir le français ou le néerlandais comme langue maternelle n’est pas une évidence pour tous les élèves des écoles bruxelloises. « Les professeurs doivent être conscients de cette réalité qui évolue », prévient l’un des auteurs.

Le Brussels Studies Institute a publié ce matin une étude qui illustre l’augmentation de la part d’élèves qui ne parlent ni français ni néerlandais à la maison, compliquant le travail des enseignants. Le français et le néerlandais deviendraient des langues «  partiellement étrangères  ». Benjamin Wayens, géographe et un des trois chercheurs qui a participé à la rédaction de cette étude, prévient : « Cette variable doit faire partie de la formation des futurs enseignants afin qu’ils adaptent leur façon de donner cours. »

Quelle est la cause de ce phénomène ?

Bruxelles est une ville où différentes communautés et nationalités se rencontrent sans cesse. Un nombre important d’enfants qui émigrent de toute l’Europe, et pas seulement du bassin méditerranéen, se retrouve à Bruxelles et doit être scolarisé. Il ne faut pas croire que tous ces jeunes vont suivre les cours dans une école européenne, loin de là ».

Quelle pourrait être la réponse à cette problématique ?

L’école est censée être l’endroit ou l’on génère une langue commune, un savoir commun. C’est clairement très difficile vu les réalités d’aujourd’hui. Il faut donc que les enseignants soient préparés à ces enjeux qui se modifient. Cette variable doit faire partie de la formation des futurs enseignants afin qu’ils adaptent leur façon de donner cours. Pour les aider, il faut créer des outils, lancer des programmes de remédiation. Mais avant tout, il faut palier à ce gros problème de « locaux trop exigus pour des élèves trop nombreux par classe ».

Qu’attendez-vous comme réactions à cette étude ?

Je ne me fais pas trop d’illusion, l’impact direct sera assez réduit. J’espère simplement que les acteurs, dans leur globalité, auront pu être un peu conscientisés. Mais je ne me fais plus trop d’illusions à ce sujet malheureusement.

Vos réactions

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14. Trilby dit le 29/08/2013, 21:41

Mais il est aussi vrai que c'est aux parents de faire l'effort d'intégration en apprenant les langues nationales ... Un tant soit peu ... Et ne pas faire porter leurs frustations sur leurs enfants ...

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13. Trilby dit le 29/08/2013, 21:21

S à leur pour les puristes

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12. Trilby dit le 29/08/2013, 21:15

Ce n'est pas de l'élitisme. Les classes populaires et moins aisés ont aussi le droit de connaître d'autres langues ...

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11. Trilby dit le 29/08/2013, 21:12

J'ajoute que fréquenter l'enseignement dans une autre langue était un objectif en soi et que c'est une richesse pour les enfants de connaître très tôt une autre langue. J'ai toujours été attristé de voir des immigrants ne pas apprendrent leur langue maternelle à leur enfants quel que soit leur pays d'acceuil ...

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10. Trilby dit le 29/08/2013, 21:08

Je ne comprends pas ce raisonnement. Ma fille fréquente l'enseignement néerlandophone avec succès et ni sa maman ni moi ne parlons le néerlandais à la maison. C'est elle qui fait l'effort , avec un énorme succès quand elle me dit qu'elle parle mieux le néerlandais que le français, ses professeurs en sont conscients et à aucun moment ne font la distinction entre elle et ses condisciples néerlandophones. Je suis très perplexe ...

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