Les oiseaux des villes chantent plus aigu
L’urbanisation croissante force les oiseaux à s’adapter à un nouvel environnement bien souvent bruyant. Une étude montre que les espèces qui se plaisent le plus en ville sont celles qui savent communiquer sur de hautes fréquences.
Alors que la ville gagne toujours plus de place sur la campagne, les animaux doivent s’adapter à ce changement d’environnement. Deux choix s’offrent à eux : fuir, ou bien s’adapter à ce nouvel habitat a priori plutôt hostile. L’urbanisation d’une zone entraîne la disparition de la végétation qui fournit habituellement à la faune habitat et ressources alimentaires. Pour les oiseaux, la principale source de perturbation est la pollution sonore. Le professeur Hans Slabbekoom de l’université de Leiden aux Pays-Bas a mené une étude afin de comprendre les évolutions majeures engendrées par l’urbanisation chez les populations de volatiles.
Les mêmes oiseaux dans toutes les villes
Il a mis en évidence que certaines espèces semblent s’adapter mieux que d’autres, ce qui entraîne une homogénéisation de la faune aviaire urbaine. On retrouve donc les mêmes oiseaux dans la plupart des villes, tels que les palombes, pigeons, merles, moineaux et étourneaux. Par rapport aux espèces évincées, ces oiseaux ont tendance à avoir de plus gros cerveaux, une alimentation plus variée, et une peur relativement faible des êtres humains. L’étude du professeur Slabbekoom montre que le facteur majeur d’adaptation à un environnement urbain est la flexibilité comportementale des oiseaux au niveau de leur chant.
Plus il y a de bruits, plus les oiseaux chantent aigu
La communication acoustique est très importante pour les oiseaux : elle leur sert à défendre leur territoire, à attirer leurs partenaires, à savoir quand ils doivent alimenter leurs rejetons… Si cette communication est noyée dans les bruits générés par l’activité humaine, cela réduit leur capacité à se reproduire et amenuise les chances de survie de leur espèce. En ville, plus les bruits ont de basses fréquences, plus ils sont forts. Les oiseaux dont le chant est composé de basses fréquences sont donc plus fortement perturbés par la pollution sonore. Mis à part quelques exceptions (tels que les mésanges et les bruants chanteurs) les oiseaux des villes chantent sur de hautes fréquences. L’étude démontre que plus la pollution sonore est élevée, plus les oiseaux montent dans les fréquences qu’ils utilisent pour communiquer. Ils sont capables de s’adapter au niveau sonore, et d’apprendre à chanter de manière plus aiguë à leurs comparses et à leurs petits. Une capacité d’adaptation étonnante, que les chercheurs n’arrivent pas encore totalement à expliquer.
Vos réactions
Voir toutes les réactions A Bruxelles la voix de crécelle, d'Evelyne l'écolo, impossible à couvrir, les force à se taire.
A la campagne aussi . Si vous tondez les pelouses p. ex. ils forcent pour se faire entendre .




Les homos se sentent mieux dans l'anonymat des grandes villes, c'est pourquoi ils s'y retrouvent.