Les Belges iront à l’Euro sans Lojeski ni confiance
Les Belges ont joué sans conviction, face à la Tchéquie (83-68).
Il y a deux ans, Hervelle se blessait la veille de l’Euro, miné d’entrée. Cette fois, c’est Lojeski qui a dû renoncer après ses deux premières sélections. Sa déchirure confirmée, Serron a été rappelé. Mais c’est donc avec la hantise de perdre un autre cadre que les Lions ont bouclé leur préparation (3 victoires sur 10 matchs avec le noyau type, il est vrai en majorité face à plus forts). D’autant que Beghin soigne son dos, Van Rossom sa cheville, De Zeeuw une légère élongation et Massot un doigt luxé !
La Tchéquie, battue mercredi à Pepinster, n’était pas plus brillante. Mais les Belges, combatifs trois quart-temps la veille, ont joué avec le frein à main, sans conviction. Le coach Casteels tentait bien de peaufiner des détails, mais à quoi bon si l’essentiel est bâclé. Leurs 21 pertes de balle (dont 9 à la pause : 34-38) attestent de ces déchets à gommer d’ici mercredi et une entrée dans le tournoi pressentie capitale face à l’Ukraine. La tendresse de Driesen, la déconcentration de Mukubu, la lenteur de Tabu, la fébrilité de Muya ou la perméabilité de la défense de zone n’apparaissent donc pas de bons augures.
Sans un état d’esprit irréprochable, gage d’une intensité constante que seul Hervelle développe, les Belges se savent impuissants au niveau requis à l’Euro. Ce match (57-60 à la 30e) ne constitue évidemment pas une référence. Mais c’est à Ljubljana, qu’ils rejoignent lundi, qu’ils devront retrouver cette consistance qui s’évapore de manière inquiétante.



