L’Ifapme, l’autre réseau vers l’emploi
L’institut de formation en alternance ou pour devenir indépendant offre ses services à plus de 2.700 personnes.
Avec un taux d’insertion de plus de 90 %.
Septembre est là, et la reprise « scolaire », tous azimuts, aussi. Le Centre Ifapme Luxembourg (Institut wallon de formation en alternance, des indépendants et des PME), est prêt pour une nouvelle saison ouverte aux apprentis et futurs chefs d’entreprise. Chaque année, il accueille plus de 2.700 « apprenants », que ce soit des apprentis formés en alternance, des candidats chefs d’entreprise (en convention de stage ou non), et surtout des personnes soucieuses de se former dans l’un ou l’autre secteur d’activité proposé par l’institution, à Libramont et à Arlon.
Par ailleurs, cette ASBL propose une formation continue, selon des modules très variés, à la carte, notamment en intra-entreprises, à partir de quatre personnes. Tout n’est donc pas fait que pour les jeunes. Loin s’en faut…
Ce jeudi, en compagnie de nombreux représentants de fédérations professionnelles, l’Ifapme a représenté ses objectifs car, comme le souligne son directeur Jean-Michel Morette, « Ifapme et fédérations ne font qu’un, avec un seul objectif principal : insérer dans la vie socio-économique, avec une valorisation des métiers manuels trop souvent décriés ou craints. Notre taux de réinsertion est de 86 % en Wallonie et de plus de 90 % en province de Luxembourg. » Et ceci dans des secteurs aussi variés que les métiers verts, le commerce, les soins aux personnes, la construction, l’agroalimentaire, chaque fois à destination des apprentis mais aussi des chefs d’entreprise en devenir.
Pour les représentants des fédérations, et non des moindres puisque le Luxembourg a des représentants au plus haut niveau francophone, à l’instar de Thierry Neyens, président d’horeca-Wallonie, et de Michel Etienne, président de Fédérauto, « le travail de l’Ifapme est fondamental pour offrir de la main-d’œuvre de qualité dans les divers secteurs d’activité économique. Des professionnels qui assurent de leur côté l’apprentissage pratique et concret aux apprentis. »
Cette année, de nouvelles formations sont prévues, en un an, pour répondre à des demandes de secteurs très demandeurs (ouvrier boulangerie, ouvrier boucherie ou préparateur de plats traiteurs), mais aussi pour répondre à une évolution de la législation wallonne (directeur de maison de repos). Pour le reste, la palette est large. « C’est une formation essentielle, note José Pierrard (secteur de la construction). Nous avons tous intérêt que ces formations s’accentuent. La base du métier, c’est bel et bien l’apprentissage sur le terrain. » Mais Michel Etienne (Féderauto) tient aussi à donner un avis tranché : « Dans notre secteur, l’évolution est fulgurante, parfois trop. On est presque passé du cambouis à l’ordinateur. C’est inquiétant, mais le plus important est la motivation de nos jeunes, c’est le nerf de la guerre. Il faudrait des cours de motivation ! »
Par ailleurs, l’Ifapme va s’attacher à travailler les relations internationales avec des partenaires correspondants car pour l’heure, il est presque impossible dans cette Europe des voisins d’accepter des jeunes Français ou Luxembourgeois qui devront obligatoirement suivre leur apprentissage en Belgique, et qui devront ensuite passer par une reconnaissance dans leur pays d’origine. Pour Corinne Stephenne, c’est un des projets à mener à court terme, en vue d’obtenir une codiplomation et une reconnaissance automatique. Par ailleurs, il faut aussi réaliser des actions communes dans certaines filières professionnelles, comme c’est le cas pour le secteur bois. L’horeca-tourisme est une priorité.
Infos : 061-22.33.36 et www.luxembourg.ifapme.be



