La popularité de Philippe en hausse: attention, fragile!
Avant l’été, le (toujours) prince Philippe peinait à convaincre ses concitoyens qu’il ferait un bon Roi : seul un Belge sur deux (51 %) se montrait « très » (13 %) ou « plutôt confiant » (38 %) à cet égard. Et ils étaient 20 % à se sentir « très peu confiants. »
C’est du côté flamand que se situaient les plus sceptiques (qui faisaient largement baisser la moyenne nationale) : si deux tiers des francophones se déclaraient globalement optimistes, seuls 4 néerlandophones sur 10 l’étaient. Autrement dit : en Flandre, le futur roi Philippe ne parvenait toujours pas à convaincre la moitié de la population de sa capacité à régner.
Un vrai souci…
Trois mois plus tard, les chiffres sont largement à la hausse : désormais, 69 % des Belges lui font confiance. Mieux : au Nord aussi, une confortable majorité lui accorde, pour la première fois, sa confiance (59 %).
Etonnant, comme le passage à l’acte peut changer les choses. Comme la concrétisation d’un plan, pourtant annoncé de longue date, peut modifier la perception. Comme le « simple » fait d’être monté sur le trône apporte une légitimité que le titre de prince héritier ne conférait pas.
Bien sûr, le succès de la journée de passation de pouvoir royal, le 21 juillet, a aussi contribué à rassurer l’opinion. Que Philippe ait « assuré » ce jour-là, lui a sans doute donné une stature qu’il n’avait pas.
On pourrait juger que la popularité d’un Roi importe peu, finalement, étant donné l’étroitesse de ses pouvoirs réels. Justement : son travail consistant essentiellement en de la représentation, en un soutien humain ou moral, en un accompagnement sociétal, la popularité lui est nécessaire. Il lui faut donc la préserver.
Or, le nouvel engouement populaire est fragile. L’impression positive pourrait n’être qu’éphémère. Et l’image gauche longtemps traînée par Philippe resurgira au premier couac. Le nouveau Roi et ses conseillers en sont certainement conscients. Ce qui accentue encore l’importance de l’entourage royal, chargé d’encourager positivement un homme qui l’a peu été jusqu’ici ; mais aussi de le garder scrupuleusement dans les balises de la fonction monarchique – dont on sait à quel point il la prend au sérieux.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Les choses vraies peuvent parfois faire rire...... allez la monarchie est plus démocratique l que la république..... continuons sur la même voie .... supprimons les élections c'est plus démocratique.... @labrador .... vous ne fumez certainement pas de cigarettes normales!
philippe 1er Quand cessera-t-on de "faire du papier" sur le dos de ce garçon? Il s'agit là du souverain le mieux préparé qui soit. Croyez-bien, pour le savoir de ses proches à l'époque, son brevet de para-commando ne lui a pas été donné...il l'a conquis. De plus, dites-vous bien que le pilotage d'un alpha-jet ne lui aurait pas été confié s'il avait été incompétent. En cause, le prix de l'appareil et son rang à la succession. Je plains le haut gradé de l'époque qui aurait eu cela à se reprocher. En fait, je crois tout simplement qu'on craint ses réactions....du genre Albert 1er qui ne s'en laissait pas conter.
quelle est cette entreprise sondeuse de grands fonds , au fait, ? pas mentionnée... donc ?¿?¿?
la base de cette amélioration de perception se base simplement sur la manipulation subtile autant des médias que des entreprises de sondages, qui peuvent toujours sélectionner leurs cibles pour obtenir le résultat escompté...suffit d'y mettre le bon prix...



@ Atahualpa - Je n'ai pas vos compétences de linguistique amazonienne et donc je ne peux pas déchiffrer vos signaux de fumée.