Frank Van Massenhove prend la tête de la SNCB
Le gouvernement fédéral a trouvé un accord sur la nomination des patrons des entreprises publiques. Leur salaire sera limité à 290.000 euros.
C’est une grosse épine hors du pied du gouvernement Papillon. L’équipe de Di Rupo a trouvé un accord dans le dossier des nominations à la tête de 5 entreprises publiques et des salaires des futurs dirigeants des entreprises publiques.
Luc Lallemand rempilera à la direction d’Infrabel tandis que l’actuel patron du SPF Affaires sociales,Frank Van Massenhove, sera le nouveau CEO de la SNCB. Les deux hommes sont étiquetés socialistes, le premier francophone, le second flamand. Koen Van Loo, étiquété Open Vld, reste quant à lui CEO de la Société Fédérale de Participation et d’Investissement (SFPI). Jannie Haek (sp.a) quittera la SNCB pour la direction de la Loterie Nationale. Le chef de cabinet d’Hendrik Bogaert (CD&V), Johan Decuyper, sera le CEO de Belgocontrol.
Les principaux ministres du gouvernement fédéral ont également désigné les présidents des conseils d’administration de ces sociétés. Christine Vanderveeren, issue de la CREG et ancienne chef de cabinet de Jean-Luc Dehaene (CD&V), présidera Infrabel, tandis que Jean-Claude Fontinoy (président de la SNCB Holding, étiqueté MR) présidera la nouvelle SNCB. Renaud Lorand, chef de cabinet du ministre wallon Jean-Claude Marcourt (PS), présidera Belgocontrol et Laurence Bovy, chef de cabinet de la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx, prendra la présidence de la SFPI. Elle préside jusqu’à présent la SNCB.
Si le CEO de Belgacom, Didier Bellens, n’était pas concerné par ce tour de nominations, il n’en va en revanche pas de même pour la présidence du CA qui revient l’ancien ministre de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V). Jean-Paul Servais, étiqueté MR, est renouvelé à la présidence de la FSMA, autorité de surveillance des banques et des marchés financiers.
Thijs et Bellens ne sont pas concernés par la limite de 290.000 euros
Le comité restreint s’est enfin accordé sur le montant des rémunérations des «top managers», c’est-à-dire les personnes qui exercent des fonctions exécutives. Leur salaire ne pourra dépasser 290.000 euros. Des exceptions seront néanmoins possibles à condition qu’elles n’excèdent pas 10 pc du montant de base. «En fonction du nombre de membres du personnel de l’entreprise ou de l’institution, de la position concurrentielle ou d’éléments exceptionnels, le ministre compétent pourra, le cas échéant, justifier un accroissement de maximum 10 pourcents du montant précité», précise un communiqué. Le patron de Bpost Johnny Thijs (1,1 million par an) et le CEO de Belgacom Didier Bellens (2,48 millions d'euros par an) ne sont pas concernés pas cette nouvelle mesure.
Ces épineux dossiers, qui n’avaient pu être démêlé avant les vacances estivales et qui ont provoqué le report de la rentrée du gouvernement de vendredi à lundi, sont évacués et permettent à la majorité de se concentrer sur les prochains défis à venir : budget, Pacte pour l’emploi et la compétitivité, relance…
Vos réactions
Voir toutes les réactions Ulysse Lamalle, revient !!! (ancien ingenieur en chef, directeur de la sncb)auteur du traité d'exploitation des chemins de fer et spécialiste des reseaux ferrés ,reconnu mondialement. C'était à une époque où sur beaucoup de lignes, la vitesse était parfois supérieure à ce qui est pratiqué aujourd'hui malgré les dizaines de milliards d'euros investis depuis 1970. Nous aurons donc à présent, un spécialiste culinaire aperçu à Grimbergen...(le Montoire de R Reynders....).
pour avoir été une des candidates externes pour une des fonctions de top manager je suis passablement étonnée de la manière dont ces annonces furent faites: nous devons l apprendre par la presse et non directement comme ce serait le cas dans le privé .je tiens également à dire que je ne pense pas être la dernière des incompétentes et que je suis donc doublement étonnée de qui est où....enfin étonnée ,c est ironique bien évidemment. pourquoi cette perte de temps et manque de respect par rapport à ces candidats externes.Vous n allez pas me dire que tous étaient moins bons que les élus actuels!!!!!
Y a-t-il quelqu'un qui peut m'expliquer ce que ce type sait de la gestion d'une compagnie de chemin de fers ? C'est halucinant ! Merci les copains !
Et cette limite de 290.000 euros, c'est d'un populisme absolu. 4 joueurs de foot du Standard gagnent plus de 950.000 euros par an (oui oui, et tout le monde syndical liègeois est pret à mettre ses économies pour payer des joueurs encore plus). Donc finalement, les brave travailleur socialiste n'est pas choqué que quelqu'un gagne plus de 500 fois son salaire, ou 5 fois celui du premier ministre; il est même pret à le mettre de sa poche. On a surfé sur un "buzz", profité du moment ou m'émotion n'a pas encore laissé la place à la réflexion, pour faire un coup politique. Les "vrais" grand patrons qui doivent diriger une grosse société publique dans un monde concurrentiel ne sont pas touchés. Pour le reste, on a juste politisé des postes sans visibilité. Le boss de la SNCB peut être une chèvre, on ne le verra pas vraiment. Par contre, si on place un toutou politique à 290.000 euros à Belgacom (et le management en conséquence), le camouflet sera cuisant.




Le prochain CEO de la SNCB ? Cà ne pourra pas être pire que le libéral Mark De Scheemakers qui prétendait "bien gérer" la SNCB : accident de Buizingen, paiement rubis sur ongle de consultants revendant des services standardisés et pas sur mesure, SAP imposé en dépit du bon sens = x millions d'euros pour pas un cent de productivité en plus,