Baromètre Ipsos: elle recule, elle cafouille, la N-VA dans une mauvaise passe

David Coppi
Mis en ligne

Leçon des leçons de notre baromètre : la N-VA recule en Flandre ! Pour le reste, PS et MR sont au coude à coude à Bruxelles. Le PS se redresse en Wallonie. L’extrême gauche apparaît.

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Tout arrive. Même la N-VA en baisse ! Selon notre Baromètre Ipsos, réalisé pour Le Soir-RTL-Tvi, le parti nationaliste flamand recule de 5 %, en termes d’intentions de vote, passant de 35 % en juin dernier (notre sondage précédent) à 30,7 % aujourd’hui. Un recul qui se traduit dans le nombre de sièges obtenus à la Chambre : les projections Ipsos en attribuent 32 à la N-VA, contre 37 en juin dernier. Pour autant, il faut raison garder : la formation de Bart De Wever continue de faire mieux qu’aux élections législatives de juin 2010, qui avaient été celles de son triomphe en Flandre, avec 28,4 % des voix à l’époque, et 27 sièges à la Chambre. Ajoutez qu’un sondage n’est pas une élection. Prudence, donc.

Reste que, psychologiquement, le revers a son effet. Et intervient alors que la formation de Bart De Wever cafouille, en interne, sur le sens à donner aux prochaines élections, en 2014 : pousser au confédéralisme ?, ou bien privilégier le programme socio-économique ? Ils se sont emmêlés les pinceaux ces derniers jours. Affirmant samedi dans le « Standaard » que le socio-économique devait primer, Siegfried Bracke, rappelé à l’ordre plus haut, est tenu de se raviser… La N-VA dans une mauvaise passe ? Se posait-on la question avant l’été ?

Bémol au relatif enthousiasme : une partie des intentions de vote N-VA file au Vlaams Belang, en hausse du coup. L’extrême droite flamande reste un roc.

Flandre, toujours : parmi les partis-partenaires du gouvernement fédéral, le CD&V progresse, le VLD un peu, le SP.A recule… Ce qui nous ramène à l’hypothèse d’une majorité de droite en Flandre en 2014, alliant N-VA, CD&V et VLD, sans les socialistes donc. Rien n’est fait. On suppute. On subodore.

Côté francophone, le PS repasse au-dessus de la barre des 30 % en Wallonie, après avoir glissé jusqu’à 28,7 % des intentions de vote en juin dernier. On tirera certainement un « ouf » de soulagement au Boulevard de l’Empereur, considérant que la glissade n’avait pas force de tendance… Loin de ses 37,6 % des voix aux élections de juin 2010, le PS reste néanmoins compétitif à l’entame de la dernière ligne droite vers mai 2014, et prétend au leadership.

Le MR l’est aussi, compétitif. En l’occurrence, les libéraux-réformateurs progressent en Wallonie (où ils sont même au-dessus de leur score dans les urnes en juin 2010) comme à Bruxelles, où ils restent néanmoins (juste) derrière le PS. Le mano a mano en Région Capitale donne à voir le double terrible combat bleu/rouge qui aura lieu en mai 2014, entre Didier Reynders et Laurette Onkelinx à la Chambre, entre Rudi Vervoort et Vincent De Wolf à la Région.

Derrière, CDH et Ecolo, tous deux en petite forme, se disputent la troisième place, au coude à coude à neuf mois des élections. En fait de troisième place, précision : le FDF la leur ravit à Bruxelles ! Le parti l’Olivier Maingain ne désespère pas de se profiler comme un partenaire possible pour la prochaine majorité régionale.

Enfin, le PTB confirme : les sondages indiquent qu’un député d’extrême gauche s’assoira (devrait s’asseoir) à la Chambre en 2014.

Conclusion ? Un Baromètre ne fait pas la pluie et le beau temps pour autant. À neuf mois du maxi-rendez-vous électoral du 25 mai 2014 (on aura droit aux législatives, aux régionales, et aux européennes le même jour), les courbes, des uns et des autres, ont tout le temps de se redresser, plier, se tordre, plonger, rejoindre les cimes de l’espoir ou du désespoir.

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50. brusselaar dit le 02/09/2013, 13:27

M'en fout " Mijn vlag met vlaamse leeuw stoot al geried in de kast tussen de mottebollen ". Non, mais

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49. Mon canard dit le 02/09/2013, 12:00

37 Suze "à quoi bon"> ca permmet de "graisser la patte" à certains parce que la DGSIE (Direction générale Statistique et Information économique, anciennement INS - institut national des statistiques) pourrait faire le même boulot pour beaucoup moins cher. Adresse du jour ; tour WTC III, avenue Simon Bolivar 30 à 1000 Bruxelles. :-)

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48. Espresso dit le 02/09/2013, 11:00

Breydel: vous avez compris que les résultats de sondage, ce ne sera pas le score du parti le jour des élections ? Sûr ? Et que le nombre de voix récoltées servira à calculer les sièges aux parlements, mais qu'il y aura des arrondis, des proportions par provinces, etc ? Zeker ? Ca ira ? Pas trop difficile ? :-)

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47. Breydel dit le 02/09/2013, 09:59

rira bien qui.........................................................

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46. abdennahi dit le 02/09/2013, 09:09

n.v.a phénix ne nous emballons pas bart est un fin stratège il envoi siegfried au front anayse comment reagit. l électeur et ensuite adapte son discour il a retenu la lecon de leterm et ces 800.000voix en chutant dans les sondages aujourd'hui il se positionne comme redresseur de la situation juste avant les elections en sortant un discour qui fait mouche dans l opinion n oublions pas qu il s agit d un communicateur hors du commun en le sous estimant et en annoncant sa perte de points dans les sondages nous renforcons son rôle de calimero auprès de son electorat de souche qui a besoin de se reconnaitre comme victime du pouvoir en place

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