L’enchantement du retour aux sources à l’abbaye
VILLERS-LA-VILLE La Nuit des chœurs a attiré beaucoup de monde, vendredi et samedi soir à l’abbaye de Villers. Après quelques années au château de Bois-Seigneur, les organisateurs sont enchantés de ce retour aux sources. Reste à améliorer les problèmes de mobilité, qui ont provoqué quelques énervements vendredi.
La formule du concert promenade a fait ses preuves une fois de plus ce week-end dans les ruines de l’abbaye cistercienne de Villers : avec 7.000 spectateurs lors de chaque soirée de la Nuit des Chœurs, les organisateurs se disent que décidément, le site est idéal pour ce concept. Logique : c’est là qu’il est né il y a quelques années et déambuler de nuit parmi les vieux murs éclairés de manière artistique est un régal. Tout comme écouter des groupes de renommée internationale, assis au milieu de ce décor irréel.
Avec des artistes aussi réputés que les Corses d’I Muvrini – de très beaux moments d’émotion dans l’abbatiale – qui sont presque des habitués, les Belges de Voice Male, les chœurs de la ville de Rome ou le chœur Tölzer de Munich dont les enfants ont mis une ambiance du tonnerre sur la plaine du travail, la fête était complète.
Ne manquait même pas la petite touche surprenante, apportée par les prêtres irlandais de The Priest : ils n’ont pas hésité à mêler les chants sacrés et airs populaires entraînants. Et les amateurs d’aventure vocale ont même eu droit à du funk acoustique avec Martin & Wright.
C’est l’esprit revendiqué de la Nuit des chœurs : faire découvrir au public le plus large possible les possibilités et la diversité du chant choral.
Dès vendredi soir, les responsables de Tour des Sites Organisation se réjouissaient de ce retour aux sources à l’abbaye, après avoir mis sur pied quelques éditions au château de Bois-Seigneur. Sans renier les « belles années » dans le domaine de Bois-Seigneur, mais en constatant que l’atmosphère qui se dégage à Villers est vraiment unique.
Reste un sérieux bémol : malgré les navettes et les mesures décidées en concertation avec plusieurs zones de police, les problèmes de mobilité aux abords de l’abbaye ont généré bien des énervements. Vendredi soir, le nombre de spectateurs arrivés en retard pour cause d’encombrements routiers était tel qu’un set supplémentaire de concerts a été ajouté avant le grand final avec feu d’artifice.
« On tentera d’améliorer cela mais ce n’est pas évident, promet Paul Licot, de Tour des Sites Organisation. C’est un peu le revers de la médaille : l’abbaye est un endroit merveilleux pour accueillir notre événement. Mais évidemment, il n’a pas été conçu pour cela… »



