11h02: «Ne nous leurrons pas, le fond de l’air reste favorable à la N-VA»
Bart De Wever a remis les choses au point : il veut un gouvernement sans le PS et avec des garanties « de principe » pour le confédéralisme. La N-VA voit-elle trop grand ? David Coppi a répondu à vos questions.
Pour la première fois depuis 2010, un sondage montre que la N-VA stagne
On est dans une rentrée politique particulière, à 9 mois des élections législatives. On se retrouve avec un sondage défavorable à la N-VA, ce qui n’est pas arrivé depuis 2010, en effet, avec un recul de 5%.
On est loin des 40% qu’on leur prédisait…
Oui mais on est encore au-dessus du score des élections de juin 2010, que ce soit en intentions de vote ou en nombre de sièges. La N-VA reste donc un roc. Si ce sondage était un résultat électoral, la N-VA serait incontournable. Par contre, si ce sondage indique le début d’une tendance à la baisse, les choses pourraient changer. Cela rend quand même la N-VA nerveuse.
Comment expliquer ce petit recul?
Par le travail exécuté par le gouvernement. On sort d’un mois de juillet historique avec le changement de règne et la manière dont le politique l’a géré. On avait abouti sur la VIe réforme de l’Etat, l’ajustement du budget 2013 et une avancée sur celui de 2014. Le VLD et le CD&V ont engrangé des points. En Flandre, Kris Peeters s’affirme, au point de ravir la première place à De Wever dans le sondage. Par ailleurs, la N-VA a assez bien cafouillé dans sa communication ces derniers temps. On y parle de confédéralisme du bout des lèvres, Bracke a été jusqu’à dire que ce n’était pas le but premier. Et puis à Anvers, Bart De Wever est aux affaires et il a posé quelques actes qui peuvent lui attirer des voix d’un électorat plus radical mais aussi lui en faire perdre au sein d’un électorat plus modéré.
Bart De Wever a d’ailleurs dû remettre les points sur les i…
Pas tant que ça. Il a recadré sur le confédéralislme et a parlé de socio-économique, en restant très flou sur le message central, ce qui va lui porter préjudice.
Faire campagne sur le confédéralisme, ce n’est pas un bon plan?
On parle d’un prochain gouvernement de centre droit sans les socialistes, c’est le principe d’un gouvernement socio-économique. La N-VA a la double face: réforme institutionnelle et très libéralisante sur le plan économique. A ce sujet, rappelons les contacts en coulisses qui avaient eu lieu avec le MR en 2010.
C’est l’objectif de De Wever, un gouvernement sans les socialistes?
Oui. Les précédentes négociations avec Di Rupo avaient échoué. Cette idée d’un gouvernement sans les socialistes est vraiment dans la tête de De Wever.
Un gouvernement sans le PS, ne serait-ce pas faire un gouvernement sans tenir compte de l’avis des Wallons?
Cela dépendra du résultat des élections. Si les PS n’est pas incontournable et que d’autres coalitions sont possibles, il n’y a pas d’illégitimité à faire un gouvernement sans les socialistes. Mais le dernier sondage montre quand même un PS à + de 31% en Wallonie, ce qui le rend actuellement incontournable.
La N-VA n’est-elle pas en train de sortir de l’idéologie et de se confronter à la réalité?
En 2010, De Wever était un peu nouveau dans le circuit. Il a surfé sur un discours à caractère idéologique. Depuis lors, il s’est passé pas mal de choses. La N-VA ne pourra plus dire que le pays n’avance pas, ce qu’on reprochait aux partis traditionnels flamands. La N-VA tiendra un congrès début 2014 où elle dévoilera ses plans pour Bruxelles. Ce sera un moment très important, peut-être même un coup de théâtre, quelque chose d’inattendu qui marquerait la campagne dans sa dernière ligne droite.
La N-VA va donc devoir réajuster sa campagne?
Oui, mais le fond de l’air et le climat général restent favorables à la N-VA, ce parti a encore pas mal de possibilités d’aller puiser dans l’opinion publique en surfant sur certains thèmes.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Si on compte sur Gregger, monarchiste militariste, de son aveu, la démocratie a de beaux jours devant elle... Avec les autres flamingants qui sont près ici à lui donner la main... droite... au secours...
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Merci Ata, voilà une réponse digne et directe à une question directe. Que la dette soit indivisible: pas sûr; on a toujours utilisé la fameuse clé 60/40. Que la capitale soit indivisible, pas sûr; à ce sujet, l'avis des Bruxellois est primordial et sera incontournable. En tant que Wallon, je ne me prononcerai donc pas. Pour le reste (armée, pensions, diplomatie, fonction publique, "éléments nationaux",...) je pense que la Wallonie y perdrait sur toute la ligne de garder une collaboration avec la Flandre qui dirige ces secteurs au delà des seuils admissibles. Je milite donc, ici au sud, dans le sens du séparatisme total, en espérant une pleine victoire au nord des NVA-VB-LDD + ceux qui louvoient au CD&V. Votre dernière remarque est bizarre: pays bilingue, là, il faut raison garder...