Charline Vanhoenacker: «En France, chacun veut son Belge»
Charline Vanhoenacker, Alex Wizorek et Walter sur France Inter, Myriam Leroy et Stéphane De Groodt sur Canal Plus : pourquoi le Belge est-il à la mode dans les médias français ? L’animatrice belge nous explique pourquoi elle s’est exilée en France pour animer le 5/7 de France Inter.
Vous surfez sur le succès des acteurs belges comme Benoît Poelvoorde ? :
Charline Vanhoenacker : « Les acteurs ont contribué à rendre les Belges sympathiques et intéressants aux yeux des Français, ce sont nos meilleurs ambassadeurs. Ils ne sont pas forcément meilleurs que les Français, mais ils sont plus facilement gérables sur un tournage, plus faciles à vivre pour la même qualité de travail, parce qu’ils n’ont pas « le melon ». Partageant l’idée d’un internaute, qu’au-delà de l’effet de mode, c’est aussi l’esprit belge, décalé, ne se prenant pas au sérieux qui explique le succès des Belges, depuis Benoît Poelvoorde…
Un internaute interroge : Votre départ est-il lié à un « triste paysage médiatique belge » , elle répond :
Charline Vanhoenacker : « Il y a de ça, le terrain de jeu est plus large en France, c’est attractif, et les médias ont plus de moyens donc on travaille dans de meilleures conditions. Il y a aussi le défi de réussir au-delà des frontières qui peut être amusant. Maintenant, il a en plus un réel intérêt des Français pour l’oeil d’Outre-Quiévrain, chacun veut son Belge ».
Vos qualités ?
Charline Vanhoenacker : « J’ai une très bonne connaissance de la France (l’inverse n’est pas vrai, le Français connaît mal la Belgique), avec un regard distancié ».
Peur de prendre un jour le « melon ?
Charline Vanhoenacker : « Rentrer régulièrement à La Louvière où personne n’écoute France Inter… ça vous préserve ! »



