«Albert II refuse d’être reconnu comme le père de Delphine»
Le roi Albert II réagit pour la première fois via l’avocat du Palais royal à la procédure en reconnaissance de paternité de Delphine Boël. « Les photos ne prouvent pas qu’il est le père ».
« Quand j’écoute les déclarations de Madame Selys de Longchamps, il n’y a pas de preuves que Delphine est la fille d’Albert », déclare l’avocat du Palais Royal, Me Guy Hiernaux, à la VRT. « Les photos ne prouvent pas qu’il est le père. ».
C’est la première fois qu’Albert II réagit via son avocat à la procédure en reconnaissance de paternité introduite par Delphine Boël. Une procédure que le Roi a accueillie avec « sérénité », selon Me Guy Hiernaux, qui précise : « Il refuse d’être reconnu comme le père de Delphine ».
Une nouvelle procédure lancée lundi
Delphine Boël a annulé, mardi, sa procédure en reconnaissance de paternité introduite en juin dernier contre le roi Albert II, au tribunal de première instance de Bruxelles. L’intéressée renonce en fait à citer le roi Philippe et la princesse Astrid comme initialement prévu, mais elle introduira une nouvelle procédure, lundi, devant le même tribunal, citant cette fois uniquement Albert II et Jacques Boël. Il sera tout d’abord question pour la demanderesse de contester la paternité de Jacques Boël et ensuite de demander une reconnaissance de paternité d’Albert II, ce qui pourrait passer par un test ADN.
« Je veux que la discrimination que subit régulièrement ma fille s’arrête , avait déclaré Sybille de Selys Longchamps dans un long entretien accordé au Soir en juin dernier. Je ne supporte pas cette discrimination. Delphine n’est responsable de rien. Ce fut une histoire entre deux adultes ; si quelqu’un est responsable, c’est lui et moi, pas elle. Je soutiens donc ma fille dans sa démarche, après avoir essayé, depuis 2001, d’obtenir un arrangement côté jardin . »
Une histoire longue de quinze ans
Delphine Boël porte le nom de son père légal, Jacques Boël, issu d’une famille de riches industriels anoblis. Sa mère est la baronne Sybille de Selys Longchamps avec qui, selon une biographie retentissante parue en 1999, le futur souverain, alors prince de Liège, a entretenu une longue liaison dans les années 1960, d’où serait née Delphine.
Après la publication du livre, Albert II avait reconnu à demi-mot l’existence de cette fille naturelle, en évoquant, lors de son discours de Noël cette année-là, « la crise » que son « couple a traversée il y a plus de 30 ans ». Mais Albert II n’a jamais reconnu officiellement que Delphine Boël était son quatrième enfant et la jeune femme n’a jamais été associée aux activités de la famille royale, dont elle n’est officiellement pas membre.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Il faudrait peut-être remplacer le mot "père" par "géniteur". Le père de Delphine, ce n'est pas Albert.... Qu'est-ce qui fait un père?
C'est partout pareil: amour et haine sont proches! jamais sûrs de ce que demain sera.




L'affaire "Delphine Boël" Il faudrait que cela cesse un peu de mettre sur la place publique du monde entier cette affaire. Je ne crois pas qu'elle soit la seule à être dans le cas. Sa mère a accepté cette relation en toute connaissance de cause. Albert ne pouvait divorcer d'avec Paola. Cela ne se fait pas à ce niveau de la société et sa mère s'en doutait. Elle n'était que la favorite du moment, point final. J'estime pour mon compte que le sachant marié, elle devait s'abstenir de briser un mariage même si celui-ci battait de l'aile. Il est indécent de mettre ses histoires de "c.." au vu et au sus de tous. C'est un manque de respect vis à vis de la famille d'Albert, de sa famille et d'elle-même. Mais c'est vrai que c'est un moyen pour essayer d'avoir du fric. Je ne suis pas royaliste, loin s'en faut mais je défends l'être humain que sont Albert, ses enfants sans oublier la peine de Paola, femme bafouée publiquement. Que cette femme et sa mère se cachent et se fassent oublier!