Syrie: les frappes américaines seraient limitées à 90 jours
Un nouveau texte a été élaboré avec le Sénat américain autorise Barack Obama à lancer des frappes militaires en Syrie pendant 60 jours, avec une extension possible à 90 jours. Le parlement français débat ce mercredi.
Le président américain Barack Obama s’est dit confiant, peu avant son départ pour la Suède mardi soir, que les parlementaires américains voteraient, peut-être dès la semaine prochaine, une résolution l’autorisant à frapper le régime du président syrien Bachar al-Assad, en représailles de l’utilisation d’armes chimiques.
Pour satisfaire les plus réticents d’entre eux, une nouvelle résolution a été élaborée. Il autorise Barack Obama à lancer des frappes militaires en Syrie pendant 60 jours, avec une extension possible à 90 jours. Cette version du texte autorisant le recours à la force contre le régime du président syrien Bachar al-Assad remplacerait celle envoyée au Congrès par la Maison Blanche samedi, et qui était considérée comme donnant trop de latitude au président.
« La commission des Affaires étrangères du Sénat a élaboré une autorisation du recours à la force militaire qui reflète la volonté et les inquiétudes des démocrates et des républicains », a annoncé le président de la commission, le démocrate Robert Menendez, dans un communiqué. La résolution « n’autorise pas l’utilisation des forces armées américaines sur le sol en Syrie dans le but d’opérations de combat », précise le document. Cela peut par exemple permettre de mener une opération pour récupérer un pilote. L’intervention devrait en outre être « limitée », selon le texte de compromis.
Ce nouveau texte vise à gagner le soutien des élus démocrates et républicains encore sceptiques du Congrès. Il pourrait faire l’objet d’un vote au sein de la commission des Affaires étrangères dès mercredi, ce qui permettrait à l’ensemble du Sénat d’en débattre dès la rentrée parlementaire, lundi prochain.
« Ce n’est pas l’Irak, ce n’est pas l’Afghanistan »
L’issue des votes la semaine prochaine dans les deux chambres du Congrès restait pourtant incertaine, même si Barack Obama a engrangé mardi le soutien clé de son principal adversaire politique, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner. M. Obama a une nouvelle fois mis l’accent sur le fait que toute intervention en Syrie serait « limitée » et « proportionnelle ». « Cela n’implique pas de troupes au sol, ce n’est pas l’Irak, ce n’est pas l’Afghanistan », a-t-il souligné.
« Ce n’est pas le moment d’être isolationniste dans un fauteuil. Ce n’est pas le moment d’être spectateur d’un massacre », a lancé de son côté le chef de la diplomatie John Kerry lors d’une audition très médiatisée au Sénat américain, avertissant que l’inaction était bien plus risquée qu’une intervention. « L’Iran espère que vous regardez de l’autre côté », a-t-il prévenu, en évoquant le dossier du nucléaire iranien. « Notre inaction lui donnerait certainement la possibilité au mieux de se tromper sur nos intentions, quand ce ne serait pas de les mettre à l’épreuve », a-t-il ajouté, en citant aussi le Hezbollah et la Corée du Nord.
L’opinion américaine, tout comme les élus, restait encore à convaincre. Selon un sondage ABC News/Washington Post publié mardi, 59 % des Américains s’opposent à des frappes par missiles de croisière en Syrie, tandis que 48 % se disaient opposés (29 % favorables) dans une autre enquête, de l’institut Pew.
Débat au parlement français
En France, le Parlement s’apprête à débattre. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devait confirmer devant les députés la ligne diplomatique française : réunir une coalition internationale afin de « sanctionner » Bachar al-Assad. Mardi, le président François Hollande s’est montré toujours plus « déterminé » à intervenir contre le régime syrien qu’il tient pour responsable du massacre chimique du 21 août à Damas, appelant l’Europe à s’unir sur cette question.
Mais comme aux Etats-Unis, l’opinion publique est réticente. Quelque 74 % des Français veulent un vote avant toute action militaire contre la Syrie. Le débat de ce mercredi ne sera pas suivi d’un vote.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Hypocrisie américaine Le G20 met en cause l'équilibre monétaire mondial Il est curieux que la Syrie vienne comme par hasard à son climax juste avant le G20 La pression mise sur Poutine sur la Syrie et qui est une falsification et sans doute une manipulation comme toutes les entrées en guerre criminelle de cet état voyou, déstabilisateur et prédateur que sont les USA ( événement du Tonkin, le 9/11, l'anthrax de Powell ) Les enjeux sur le dollar sont importants et avec la fin du dollar les USA deviendront instantanément la république bananière forte de ses 16 milles milliard de dette qu'elle ne pourra jamais apurer ... vous allez voir la semaine prochaine comme par hasard les tensions sur la Syrie vont retomber La véritable guerre est la guerre monétaire j'en mets ma main à couper
Comme si on pouvait déterminer la durée d'une guerre.... et, surtout, ses conséquences.
Ce n'est pas le moment d'être spectateur d'un massacre. Nous devons participer à ce massacre...
Quand cette farce grotesque va-t-elle prendre fin? La maison blanche suit une politique de déstabilisation du proche-orient depuis plusieurs décennies, en collaboration avec les intérêts de ce petit pays récent qu'il ne faut pas nommer sous peine de voire son commentaire évincé. La Syrie est juste une noix beaucoup plus dure à craquer. Il est évident que cette histoire de gaz sarin est un false flag et de toute façon, qu'est ce que c'est que cette histoire de ligne rouge décrétée par Obama? En quoi le gaz sarin est-il pire que toutes les abominations qui ont eu lieu jusqu'à présent? La politique américaine suit ses intérêts (et ceux de son allié/mentor/ténia), point barre. Qu'ils soient les plus forts, soit. Qu'on en ait peur, soit. Mais assez mensonge et d'hypocrisie, ça suffit. Qui nous oblige à écouter le pompier pyromane?





90 jours? seulement? Une chiquenaude, quoi. Et pourquoi le sarin, ou quelqu'autre chimiodestructeur, est-il présenté comme le péché suprême, et pour tout dire unique, en cette Amérique bien pensante, quand chars, mitrailleuses, bombes, missiles, sont aisément tolérés, quelle que soit leur oeuvre mortifère? A qui profite le crime? Qui tire les ficelles de tout cela? Qui est plus puissant que les plus puissants? Réponse: LES MARCHANDS D'ARMES. Et leur pouvoir arroseur.