Menin après Courtrai et Overijse: les vexations flamandes contre les francophones
La bourgmestre de Menin, en Flandre occidentale, veut interdire aux fonctionnaires de la commune de parler français. Une nouvelle provocation flamande à l'égard des francophones? Petit récaputilatif des précédents.
A Menin, on préfère la langue des signes au français
Septembre 2013. La bourgmestre de Menin, en Flandre occidentale, veut interdire aux fonctionnaires de la commune de parler français. De nombreux Français et Wallons vivent à Menin (Menen, en néerlandais), et pour cette raison, il est fréquent que les fonctionnaires y parlent le français pour aider les citoyens.
Mais, en Flandre, la législation linguistique ne le permet pas. Or, le français est plutôt la règle que l’exception dans son administration, estime la bourgmestre Martine Fournier (CD&V). « Cela commence un peu à dépasser les bornes. A l’hôtel de ville, j’ai parfois l’impression qu’on y parle plus d’autres langues que la langue ’propre’ (le néerlandais, ndlr) », souligne-t-elle.
Du coup, dès le 1er janvier 2014, il sera interdit à tout fonctionnaire de Menin de parler dans une autre langue que le néerlandais. Une formation sera d’ailleurs proposée aux fonctionnaires.« Je peux imaginer que ce ne soit pas facile pour le personnel, parce que les personnes qui jusqu’à maintenant étaient aidées dans leur propre langue, vont dorénavant se retrouver confrontées au néerlandais. »
Un phylactère en français de Schuiten censuré par Peumans
Jan Peumans (N-VA) a fait effacer d’un dessin le texte d’un dessin de François Schuiten exposé au parlement flamand. Motif : il était écrit en français.
Interrogé, le porte-parole de Jan Peumans a jugé que cet effacement relevait de l’évidence: «Nous ne pouvions tout de même pas laisser un texte en français au parlement flamand», a affirmé Luc Demullier.«Nous ne voulions pas (de cette planche), mais c’était trop tard pour changer. Le gouvernement flamand paie les commissaires de l’exposition 10.000 euros pour remplir leur rôle, est-ce trop demander de choisir une planche sans phylactère en français», s’interroge-t-il.
La N-VA ne veut pas d’une friterie «Grand Place» à Courtrai
Fin mai 2013. L’échevin N-VA de l’Economie de Courtrai a demandé au propriétaire d’une friterie appelée « Frituur Grand Place » de choisir un nom flamand.« Nous sommes la ville des Éperons d’or et vous choisissez un nom français », a-t-il dit au propriétaire.
Non sans étonnement, le propriétaire a donc décidé de transformer le nom de la friterie « Frituur Grand Place » en « Frituur Grote Markt ».
Alost range portrait du roi et drapeau belge
Dirigée par la N-VA, la commune d’Alost fait disparaître le portrait du roi mais aussi le drapeau belge de la salle du conseil communal. Provocation, choix politique ou simple malentendu ?
Lire l'article sur le site de la RTBF
Overijse, la commune où il fait bon dénoncer
Nous sommes en 2008. Les autorités d’Overijse, commune flamande de la périphérie bruxelloise et son bourgmestre Dirk Brankaer (CD&V/ N-VA), frappent fort. Déjà réputées pour leurs outrances communautaires, elles viennent, cette fois, de franchir un nouveau sommet dans l’intolérance linguistique. Elles invitent la population (qui compte 30 % de francophones), dans leur dernier magasine d’informations générales, De Overijsenaar, à participer à une campagne de délation. Au nom du respect du sacro-saint statut unilingue de la commune, les habitants sont priés de dénoncer auprès d’un centre de plaintes, mis en place par des volontaires (sic) tous ceux qui se permettraient d’utiliser, dans leur communication (dépliants ou affiches) une autre langue que celle de Vondel.
Les enfants non flamands exclus des plaines de jeux à Liedekerke
Mars 2008. La commune de Liedekerke, dans le Brabant flamand, a adopté un règlement qui risque de créer la polémique: des plaines de jeux pour les seuls enfants néerlandophones. En effet, le responsable des moniteurs pourra refuser des enfants qui ne parlent ou ne comprennent pas assez le flamand. Le bourgmestre de Liedekerke, le CD&V, Luc Wynant, le justifie pour des raisons de sécurité : les moniteurs doivent pouvoir être compris par les enfants.
Qui est visé ? Luc Wynant parle des« enfants qui viennent même de Bruxelles ». Des francophones évidemment mais pas seulement eux. La commune se préoccupe beaucoup de l’augmentation d’enfants étrangers (de l’UE) dans ses écoles primaires et a demandé une aide en sens à la Région flamande.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Onmogelik integratie in Vlaanderen... In Vlaanderen spreken we allemaal Vlaams want het is verplicht. Nous les francophones parlons tous le néerlandais en Flandre, nous sommes éduqués en néerlandais et nos enfants aussi. Malgré cela nous ne sommes pas intégrés, les Flamands nous rejettent parce que nous ne sommes pas de vrais BONS FLAMANDS. Er is geen avans om Vlaams te leren, cela ne sert à rien d'apprendre le flamand. Ils disent que nous ne parlons pas flamand pour avoir une excuse pour nous rejeter, en fait ils sont racistes. Ma voisine me disait encore: nu zou je nooit meer Frans praten, vergeet uw Frans en je kinderen zullen echte Vlamingen worden.
95nespresso: ils n'en ont pas besoin....les néerlandophones ne se conduisent pas en francophones malveillants. En Flandre on organise un peu partout des cours de Néerlandais pour ceux qui veulent s'intégrer.....
Les seules emmerdes linguistiques sont celles inventées par les Flamands. A Wallo-Brux il n'y a pas de quotas linguistiques, de circulaires linguistiques, de TAK linguistique, de frontière linguistique, de guichet linguistique, de tour à vélo linguistique, de langue des signes linguistique, .... ni de frustration linguistique. :-) Tout le monde est libre de parler sa langue. Et on a des écoles d'immersion (ce qui est interdit en Flandre). Alors qui a un problème (linguistique) ?





Si Bourgeois et consors ne respectent pas le caractère bilingue des communes du Rand et ne préserve pas les habitants qui y vivent bien intégrés et tranquillement, pourquoi devrions-nous respecter le caractère monolingue du reste de la Flandre ? Question de respect...