Avant Hollande, ces photos qu’on n’aurait pas dû voir
A l’instar de François Hollande, photographié par l’AFP dans une posture désavantageuse, des images d’hommes politiques belges pris sur le vif à leur désavantage ont aussi fait le bonheur des internautes.
L’AFP pensait éteindre un feu, elle en aura décuplé la puissance, en retirant de son « fil d’actualité » la photo du président Hollande en visite à Denain. Le cas n’a rien d’exceptionnel : il n’est pas rare qu’une agence ou des photographes de journaux décident de ne pas publier des clichés susceptibles de mettre les politiques ou des personnalités connues dans l’embarras.
François Hollande n’est pas, loin s’en faut, le seul à qui pareille mésaventure est arrivée. En juin 2012, Elio Di Rupo, déjà Premier ministre, subissait les assauts d’un jeune femme qui l’embrassait fougueusement devant l’objectif du photographe Philippe Bourguet. Gênant pour le Premier ? La jeune fille s’était défendue en invoquant le fait qu’elle connaissait Di Rupo de longue date. Et d’expliquer que le baiser n’avait rien de fougueux.
Autre photo, autre contexte, autre tempête de commentaires, quand Michel Daerden, à l’époque ministre des Pensions, pose en Jules césar à l’Hôtel de Ville de Bruxelles, en compagnie de sa fille Aurore en Cléôpatre. Pour beaucoup de commentateurs, c’est le coup médiatique de trop. La Libre écrit à l’époque que cette série de clichés « achève de cataloguer le Liégeois comme le clown de service ». Après coup, Michel Daerden avait tenté se faire oublier l’épisode et expliqué avoir victime d’un tromperie, tout comme le bourgmestre de Bruxelles Freddy Thielemans.
Avec Jean-Luc Dehaene, les photographes tiennent un autre bon client. Sa photo à la Chambre, lors de la Commission Dexia soulignent ses rondeurs.
Guy Verhofstadt, président du groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE), est photographié au Parlement européen lors d'une séance de discussion sur le Budget 2012, et à d’autres reprises par l’agence Belga tirant la langue.
Le chagrin d’un homme, la défaite d’un bourgmestre. Le soir des élections communales et provinciales, le 14 octobre 2012, le bourgmestre sortant Patrick Janssens s’effondre dans les bras de son ami Gene Bervoets au café Roma. Dans le même temps, Bart De Wever célèbre son triomphe au Zuiderkroon.
Bart De Wever à qui l’on doit le clin d’oeil le plus fin adressé aux photographes, au cours des négociations pour la formation du gouvernement, en février 2011. Plus tôt dans la journée, Elio Di Rupo s’était fait photographier portant sous le bras un dossier intitulé « Message au Roi », et une note manuscrite indiquant que les conditions fixées par le CD&V étaient « inacceptables ». Le président de la N-VA se présente quant à lui au Palais royal avec une note sur lequel il a inscrit le terme « Curieuzeneuzemosterdpot », dont toute la Belgique découvre la signification « Gros curieux, mêle-tout ». A bon entendeur, salut.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Le prix revient quand meme a notre ami François Hollande. D'ailleurs pourquoi ne pas avoir mis la photo originale bien plus amusante ?






Censure... Enfin, on est plus à ça près...