Syrie: Reynders réclame des preuves «irréfutables» sur les armes chimiques
Le ministre des Affaires étrangères exclut toute participation à une intervention sans aval des Nations Unies. Didier Reynders continue à réclamer aux pays qui en disposeraient des preuves « irréfutables » de l’emploi d’armes par le régime du président syrien Bachar al-Assad.
La communauté internationale dispose d’un « faisceau d’indices concordants » qui pointent vers le régime, « mais nous n’avons de preuves irréfutables » que ces armes ont été utilisées par l’armée syrienne lors de cette attaque, a déclaré Didier Reynders, évoquant même une possible « perte de contrôle » de son armement chimique par le régime syrien. Il y a « beaucoup d’incertitudes » même si de plus en plus de pays mettent en cause l’armée syrienne, a-t-il fait valoir pour expliquer l’attitude « prudente » adoptée par l’équipe Di Rupo 1er, lors d’une réunion extraordinaire des commissions des relations extérieures et de la défense de la Chambre et du Sénat.
La plupart des députés et sénateurs qui ont pris la parole, en particulier les socialistes du nord et du sud du pays, ont souligné qu’une telle participation n’était envisageable qu’avec un mandat onusien – en dépit du blocage total au sein du Conseil de sécurité causé par la Chine et la Russie –, en s’en référant à la déclaration gouvernementale de l’équipe Di Rupo.
« Un mandat (du Conseil de sécurité), c’est une condition absolue pour intervenir », tout comme « suffisamment de preuves », a lancé le député Dirk Van der Maelen (sp.a). « Il faut des preuves formelles », a renchéri son collègue Christian Lacroix (PS) en soulignant que le recours à des armes chimiques « ne peut rester impuni ».
Mais le député Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a pour sa part évoqué la possibilité d’une participation belge sans l’aval des Nations Unies. « Sans l’ONU, s’il le faut, avec une coalition (internationale)la plus large possible », a-t-il lancé.
La Belgique n’a pas été sollicitée, dit De Crem
Le député Georges Dallemagne (cdH) a quant à lui exprimé ses doutes sur un accord au sein du Conseil de sécurité, en dépit d’un apparent assouplissement de la position de Moscou par la voix mercredi du président russe Vladimir Poutine. « Le droit international, c’est bien plus (que l’aval du Conseil de sécurité, NDLR), c’est aussi le droit humanitaire », a-t-il souligné en évoquant aussi la « responsabilité de protéger » (« R2P » en anglais), un concept adopté par l’ensemble des États de l’ONU en 2005.
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a quant à lui provoqué quelques questions en affirmant qu’en tant qu’« allié fidèle », la Belgique ne devait pas désolidariser des pays et alliés qui seraient prêts à donner un message adapté à la Syrie dans le cadre d’une coalition de volontaires (« coalition of the willing »). Il a toutefois assuré que la Belgique n’avait aucunement été sollicitée pour y prendre part et qu’aucun scénario d’intervention n’était à l’étude au sein de l’armée.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Parlons en des preuves... J'ai des preuves .... oui, des preuves qu'ils se fichent pas mal des problèmes du pays, des preuvent qu'ils n'ont rien fait pour relancé l'économie du pays, des preuves que cette crise économique vient au départ des USA, des preuves que les USA ont bien utilisés des armes de déstruction massive économique, des preuves qu'il y a de plus en plus de faillite dans ce pays, des preuves qu'il y à de plus en plus de chômage et de misère dans cette belgique, des preuves que vous les journalistes vous faite partie des VIP et que les problèmes des petites gens ne vous intéressent plus, des preuves que le CPAS des riches est bien réel et bien plus coûteux que l'aide au pauvres, des preuves que les grands patrons qui ont mis nos banques en faillite sont toujours en liberté.... Vous en voulez encore?
Quand ils auront fini de discuter, Assad aura caché toutes ses armes et gaz. On n'a pas besoin d'Obama pour installer le chaos en Syrie, les Syriens le font très bien tout seuls avec l'aide de l'Iran.
Didier est ministre des affaires étrangères. Que cela plaise ou non c'est à lui de conduire sa barque au milieu des flots tumultueux des conflits moyen-orientaux. Il semble que comme d'hab il y ai beaucoup de critiques à son égard. Bref quelques internautes de gauche qui ne vivent que par la critique stupide de tout ce qui n'est pas rouge. Couleur qui est heureusement aujourd hui passée de mode après avoir rendu la moitié de la planète pauvre et atrophiée du bulbe.
Euh calmez vous. Didier dit justement qu'il ne veut pas prendre part au lynchage d'Assad sans preuves de sa culpabilité. Il est en cela plus droit que ce pitoyable connard d'Obama qui nous sert ce que tout le monde sait être un mensonge pour se justifer d'aller massacrer des gens et installer le chaos dans leur pays. Si tout le monde faisait comme Didier il ne serait même pas question d'aller soutenir des terroristes islamistes à l'autre bout du monde. Relisez-vous avant de commenter n'importe quoi.




La Belgique pourrait participer sous la forme d'une intervention diplomatique, et tenter de faire valoir le dialogue et le droit. Traduire les responsables en justice est bien plus approprié que toute forme de frappe militaire: une telle frappe va atteindre le troufion de base et laisser le(s) commanditaire(s) indemne(s). La preuve de culpabilité devient alors une nécessité absolue, à satisfaire compte tenu de la situation difficile sur le terrain. Pour ma part, je soupçonne au moins autant les mercenaires rebels (soutenus par de riches états, donc pouvant potentiellement disposer de moyens insoupçonnés) d'être à l'orrigine du massacre. C'est alors eux et/ou leurs commanditaires qu'il faudra traduire en justice. Dans un autre style, notez que la récente énumération des pays ayant eu recours à des ADM contre des troupes mêlées à des civils omettait les bombardements de Dresde, Hiroshima et Nagasaki.