Mons 2015 reçu 5 sur 5, tel le festival, par le tissu humain et associatif local
La Louvière Le 10 rendez-vous des documentaires s’ouvre ce vendredi.
Depuis 2004, une poignée de passionnés bénévoles se retrouve chaque année autour de la réalisation de cinq courts documentaires qui prennent vie de A à Z dans le tissu humain et associatif de La Louvière pour être diffusés au terme de « 5 sur 5 », festival dédié au cinéma documentaire avec soirées de projections, rencontres avec des professionnels et autres animations.
Pendant cinq semaines, au cours de la résidence documentaire, cinq jeunes réalisateurs semi-professionnels d’horizons divers découvrent la Cité de La Louve avec pour mission de réaliser un documentaire de 10 à 15 minutes, sur un thème précis. Quatre films sont tournés à La Louvière même, le cinquième l’est dans une ville du Hainaut. Jusqu’en 2015, c’est Mons qui est associée au festival.
Parmi les candidats retenus, il y a nécessairement un Hainuyer et un Flamand, les autres sont recrutés via le réseau des Capitales européennes de la culture. Cette année, le Hainuyer est borain. Mieux encore, dans le cadre des préparatifs de Mons 2015, avec André Huet, ancien réalisateur et producteur de l’émission Inédits à la RTBF-Charleroi, il collecte des anecdotes, témoignages et photos évoquant la présence de Van Gogh dans le Borinage, à Wasmes au charbonnage de Marcasse, d’abord, à Cuesmes ensuite. Tous deux ne désespèrent pas de découvrir de nouveaux trésors liés, par exemple, au film tourné par Vincente Minnelli avec Kirk Douglas dans le rôle de Van Gogh.
Ces éléments formeront une exposition en 2015, mais aussi, dans l’immédiat, le fameux documentaire à réaliser pour le festival « 5 sur 5 ». André Huet, président fondateur de l’ASBL montoise Mémoires inédites, confie que « c’est très lent, un travail de détective, d’investigation. Il y a beaucoup de rencontres, de discussions, puis, tout à coup, des gens se réveillent et découvrent des merveilles ».
Le pitch du futur documentaire ? « Sur les traces immatérielles de la présence de Vincent Van Gogh dans le Borinage. Nous visitons les lieux pour finaliser le scénario, mais je ne veux pas trop en dire parce que je veux me donner la possibilité de changer d’avis, explique le photographe de profession. Ce qui est piquant dans la démarche, c’est qu’on annonce la diffusion d’un film avant même qu’il ait été tourné ! » A découvrir avec les quatre autres documentaires le samedi 5 octobre en clôture du festival.
CAROLINE DUNSKI




Mons 2015 ... Une belle arnaque et un beau gouffre financier.