G20: David Cameron dit avoir la preuve de l’utilisation de gaz chimique en Syrie
C’est un G20 divisé que Saint-Pétersbourg accueille ce jeudi et ce vendredi. Les sujets économiques devraient cette année être largement éclipsés par le dossier syrien, officiellement mis à l’agenda par Poutine. Le président américain, arrivé ce midi, aura une rencontre informelle avec son homologue russe.
Les dirigeants des pays les plus puissants du monde se réunissent jeudi et vendredi à Saint-Pétersbourg dans la ville natale de Vladimir Poutine, sur laquelle l’ombre de la Syrie va planer, éclipsant les habituels sujets économiques du G20.
23h30. Le dîner du G20 «confirme la division sur la Syrie» selon Enciro Letta.
22h. Barack Obama s’est entretenu ce jeudi soir avec son homologue Dilma Rousseff en marge du G20. «Le président a rencontré la présidente Rousseff aujourd’hui entre la première réunion plénière du G20 et le dîner» de travail du sommet à Saint-Pétersbourg, a précisé la présidence américaine.
21h. Le président mexicain Enrique Peña Nieto a indiqué que Barack Obama lui avait promis une enquête sur les accusations selon lesquelles les services américains l’avaient espionné durant sa campagne présidentielle de 2012.
20h. Barack Obama est arrivé seul, bien après le groupe des autres chefs d’Etat et de gouvernement menés par le maître de cérémonie Vladimir Poutine, pour le dîner devant conclure une première journée sous haute tension du G20 de Saint-Pétersbourg.
19h10. Le Premier ministre britannique a affirmé avoir de nouvelles preuves de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. « Nous avons examiné au laboratoire de Porton Down en Angleterre des échantillons prélevés à Damas qui montrent de nouveau l’usage d’armes chimiques dans la banlieue de Damas », a affirmé David Cameron, en direct du G20.
19h. Les dirigeants européens de pays membres du G20, en quête d’une position commune sur la Syrie, devaient se réunir brièvement à Saint-Pétersbourg avant le dîner de travail officiel du sommet. Devaient participer à cette rencontre les dirigeants de l’Union européenne, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso, le français François Hollande, le Britannique David Cameron, l’Allemande Angela Merkel, l’Italien Enrico Letta et l’Espagnol Mariano Rajoy. « Il s’agit de travailler à une position commune de l’Union européenne sur la crise syrienne », précise-t-on de source française.
18h. Le président mexicain Enrique Peña Nieto a demandé à Barack Obama, dans un entretien téléphonique, une enquête « exhaustive » sur l’espionnage dont il aurait été l’objet en 2012 alors qu’il était candidat. Lors de cet entretien « le gouvernement du Mexique a demandé au gouvernement nord-américain une enquête exhaustive » a précisé la radio. « S’il y a eu une action en dehors des accords internationaux et en dehors de la loi, il doit y avoir des sanctions correspondantes » a dit M.Peña Nieto.
17h. L’appel du « fond du cœur » du pape François. Le site Atlantico révèle le contenu de la lettre adressée aux dirigeants du G20 par le pape François . Extraits : « Aux dirigeants présents, à chacun d’entre eux, je lance un appel du fond du cœur pour qu’ils aident à trouver des voies afin de surmonter les positions conflictuelles et qu’ils abandonnent la poursuite futile d’une solution militaire », a réclamé le pape, condamnant les « inutiles massacres ». « Il faut qu’il y ait un engagement renouvelé à chercher, avec courage et détermination, une solution pacifique à travers le dialogue et la négociation entre les parties, qui soit soutenue de manière unanime par la communauté internationale ». Conclusion du chef de l’église catholique : « Que partout sur la terre s’élève avec force le cri de la paix ! »
16h. Poutine met officiellement la Syrie à l’agenda. Le président russe Vladimir Poutine a proposé que les Etats du G20 discutent pendant un dîner de la Syrie, acceptant ainsi de mettre officiellement à l’agenda du sommet le thème qui dominait déjà de facto. « Certains participants m’ont demandé de donner le temps et la possibilité de discuter d’autres sujets très urgents de politique internationale, en particulier la situation autour de la Syrie. Je suggère de le faire pendant le dîner », a-t-il dit.
15h45. François Hollande a déclaré à son arrivée au G20 de Saint-Pétersbourg qu’il en attendait « des avancées politiques » sur le dossier syrien en dépit des divergences avec certains pays, dont l’hôte du sommet. Le président français doit rencontrer Barack Obama et Vladimir Poutine, notamment.
15h30. L’image est forte : comme l’avait assuré un porte-parole, Poutine est venu accueillir Obama pour « lui serrer la main ».
15h10. La Chine dit aussi non aux frappes. Une solution politique est « la seule voie » possible pour parvenir à résoudre le conflit syrien, a déclaré jeudi un porte-parole de la délégation chinoise au G20, Qin Gang. « La situation actuelle montre que la solution politique est la seule voie » possible pour résoudre la crise.
Polémique sur une intervention en Syrie
Le sommet permettra aux différents camps de se compter, et plusieurs réunions bilatérales entre partisans d’une action armée sont prévues, alors qu’approche la date du 9 septembre, jour de rentrée pour les parlementaires américains qui doivent se prononcer sur une intervention militaire – lire à ce sujet : une coalition est en train de se bâtir, assure Kerry .
À la veille du sommet, Barack Obama a d’ailleurs profité d’une escale en Suède pour à nouveau défendre son projet d’intervention contre le président syrien Bachar al-Assad, coupable à ses yeux d’avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple le 21 août près de Damas. La communauté internationale ne peut pas rester silencieuse face à la « barbarie » de l’attaque au gaz neurotoxique, a déclaré Barack Obama selon qui « le monde a fixé une ligne rouge » contre l’utilisation des armes chimiques.
Obama face à Poutine
Vladimir Poutine a, lui, mis en garde mercredi le Congrès américain contre l’approbation de frappes en Syrie qui constitueraient une « agression » si elles avaient lieu « en dehors du cadre des Nations unies », où plusieurs pays, Russie ou encore Chine, posent leur veto à toute intervention. Il a toutefois également affirmé que la Russie était « résolument » prête à soutenir une opération américaine si des preuves de l’attaque chimique lui étaient fournies.
Dans ce contexte tendu, aucune réunion entre Obama et Poutine n’est prévue, mais quoi qu’il en soit, un porte-parole du Kremlin a assuré que
Vos réactions
Voir toutes les réactions la fiole ! on veut la fiole ! où est Colin Powell ? désolé mais ça ne prend pas ; agiter des promesses de preuves sans jamais rien voir venir, n'est ce pas là l'apanage de ceux qui veulent forcer les choses avec des desseins peu avouables ?
Si les preuves sont du même ordre et aussi fiables que pour l'Irak, on est mal barrés....
@muleta à ce moment il n'y a aucune preuve de QUI a utiliser l'arme chimique, car il est en effet possible que les rebelles aient utilisé l'arme chimique pour forcer la communauté internationale à réagir. Cela fait des semaines que Obama dit qu'il ne faut pas dépasser la ligne rouge et cela peut être également entendu du camp des rebelles.
Quand il y a des islamistes dans un camp, l'autre est toujours meilleur quoiqu'il fasse. Car il ne fera jamais pire.









David Cameron Tony Blair II