Spotify poursuivi en justice pour copie de playlist
C’est une première. Le label Ministry of Sound reproche à Spotify de copier les playlists de ses albums de compilation.
Le label anglais connu pour sa boîte de nuit à Londres et ses compilations de musique électronique demande à Spotify de retirer les playlists – créés par des utilisateurs du site de streaming musical – incriminées et réclame un dédommagement financier.
« Après échange de courriers entre avocats, ce différend sera réglé devant les tribunaux », a déclaré Lohan Presencer, directeur général de Ministry of Sound. « Nous estimons que la loi protège l’expertise et l’effort créatif ayant permis l’élaboration de nos playlists, qui ont aidé des millions de fans dans le monde à découvrir de nouveaux genres et chansons. »
Ministre of Sound est le premier label à revendiquer qu’une playlist est protégée par le droit d’auteur.
Spotify n’a pas souhaité faire de commentaire.
Les reproches se multiplient à l’encontre de Spotify. Beaucoup accusent le service musical suédois de n’aider en rien l’industrie musicale, de moins bien rémunérer que le téléchargement légal proposé par Apple, de reverser des sommes ridicules aux artistes – Thom Yorke a même retiré trois de ses albums en signe de protestation – et même de faire baisser les ventes de disques.




Sur le fond, il existe effectivement une protection des bases de données, pour autant que leur caractère original soit reconnu (càd que la sélection n'est pas triviale ni exhaustive). Le dernier paragraphe est ridicule : Spotify, comme Deezer, Apple ou Google reverse les droits d'auteur aux artistes tels que les lois le stipulent. Que les auteurs estiment que les droits soient insuffisants est bien possible, mais pas imputable à Spotify.