Emprunt hypothécaire, mode d’emploi

Paolo Leonardi
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Les banques sont devenues frileuses lorsqu’il s’agit d’accorder un crédit. Les taux, eux, ont amorcé un mouvement vers le haut.

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Lors de l’achat d’un bien, le passage devant le banquier est toujours un moment délicat... Photo 
: Le Soir/Dominique Rodenbach
    Lors de l’achat d’un bien, le passage devant le banquier est toujours un moment délicat... Photo : Le Soir/Dominique Rodenbach

A llô la banque ? Pourrais-je avoir un crédit ? » Pas facile de nos jours de se voir répondre par l’affirmative. Il faut montrer patte blanche, présenter un profil qui lave plus sain que sain, mettre sur la table un petit pactole de fonds propres tout en espérant que le banquier… ne s’est pas levé du mauvais pied.

On exagère à peine. Les conditions d’octroi de crédits hypothécaires sont devenues drastiques aujourd’hui, à tel point que malgré des taux encore excessivement bas, et une demande qui augmente, le nombre des crédits octroyés a chuté de 10 % entre le deuxième trimestre 2013 et le deuxième trimestre 2012.

A l’Union professionnelle du crédit, qui regroupe 58 membres représentant environ 90 % du nombre total de crédits hypothécaires nouvellement octroyés, on ne nie pas les difficultés actuelles qu’il y a à emprunter. Mais on insiste sur le rôle des banques qui, dit-on rue d’Arlon, prêtent encore, quoi qu’on en dise, et parfois même jusqu’à 100 % (même si c’est devenu rare). On insiste également sur la stabilité et la bonne santé de la Belgique en la matière. Même si ça lui fait une belle jambe, le Belge ferait bien de ne pas l’oublier.

Rayon taux, la tendance est… à la hausse. Rien de dramatique pour l’instant, rassurez-vous, mais voir le taux du prêt fixe à 20 ans (l’étalon du marché) passer à 5, voire 5,5 % dans un an ou deux n’est pas impossible. Qu’on se le dise…

Si l’envie de devenir propriétaire vous taraude, il serait donc peut-être opportun de passer à l’action et de ne pas reporter une décision qui pourrait vous coûter plus cher dans quelque temps.

Concernant la différence entre taux variable et taux fixe, la question revient à chaque fois sur toutes les lèvres : lequel est le meilleur ?

Il n’existe pas une réponse incontournable. Certes, le Belge a la réputation de détester les risques et il se dirige donc en masse vers le taux fixe (qui concerne encore aujourd’hui 75 % des crédits accordés) mais le taux variable ne doit pas être écarté pour autant pour deux raisons. Vu que la mensualité est moindre, le banquier peut faire preuve de davantage de compréhension. Ensuite, la variabilité du taux est strictement encadrée. Bon à savoir aussi…

Vos réactions

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2. Abe-san dit le 07/09/2013, 12:43

C'est dommage que presque la moitie de Bruxelles soit devenue inhopitaliere et invivable, rendant l'autre moitie hors de prix.

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1. pescadou999 dit le 06/09/2013, 18:25

Une honte après avoir du sauver ces banques, comment des jeunes peuvent-ils acquérir un logement ? (si papa maman n'a pas 50.000 euros de coté, ce qui est déjà extraordinaire qui plus est s'ils ont 3 enfants !!). Et pourquoi l'état ne donnerait-il pas sa garantie (n'aime-t-il que les banques ?). Après ça on viendra encore dire que le bâtiment va mal.

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