Obama insiste : «Il faut une réaction forte aux actes cruels en Syrie»

Maïlys Charlier (avec agences) et la rédaction du Temps
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Le sommet du G20 s’est terminé sans aucune avancée sur le dossier syrien. Réunis à Saint-Pétersbourg avec les autres leaders des pays du G20, Barack Obama et Vladimir Poutine se quittent sur fond de divergences totales.

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La division autour d’une éventuelle intervention militaire punitive contre le régime de Damas a été encore confirmée au dîner de travail des dirigeants mondiaux réunis au sommet du G20 ces 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg. Alors que le président américain Barack Obama était arrivé au sommet avec la ferme intention de convaincre ses homologues, à commencer par le président russe Vladimir Poutine, il s’est retrouvé isolé face à la demande de trouver une solution politique à la crise syrienne. L’escalade entre les deux pays, dont les relations sont au plus bas, a repris après une très brève accalmie qui n’aura duré que le temps de la poignée de main entre Vladimir Poutine et Barack Obama à l’ouverture du sommet.

Le minute par minute

16h30. La reprise économique reste «trop faible», déclare le G20. Les chefs d’État et de gouvernement du G20 ont estimé vendredi, à l’issue du sommet de Saint-Pétersbourg, que la reprise économique mondiale restait «trop faible», en raison de «risques» liés notamment aux économies émergentes. «La reprise est trop faible et les risques persistent», constatent les leaders de pays riches et émergents dans leur communiqué final, où ils assurent que «le besoin le plus urgent est de renforcer la reprise mondiale et de générer une croissance plus forte et de meilleurs emplois». Le communiqué final vient valider une nouvelle fois la priorité donnée à la croissance par rapport à la discipline budgétaire.

16h. Poutine et Obama ont discuté de la crise syrienne pendant le G20. Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama se sont recontrés en marge du sommet du G20 pour discuter de la crise syrienne et ont campé sur leurs positions, a indiqué vendredi le chef de l’État russe. «Nous nous sommes rencontrés avec le président américain aujourd’hui», a déclaré M. Poutine, précisant que la discussion avait duré «20 à 30 minutes». «Chacun est resté sur ses positions», a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse.

15h30. Obama salue l’engagement de la France pour une réaction «forte» en Syrie. Barack Obama a salué vendredi, à l’issue du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg, l’engagement de la France pour «une réaction internationale forte» à l’attaque chimique dont il accuse le régime syrien. «J’apprécie beaucoup l’engagement du président Hollande en faveur d’une réaction internationale forte à ces actes cruels», a déclaré à la presse Barack Obama, ajoutant que l’intervention qu’il souhaite «serait limitée» et viserait à «dissuader de l’usage des armes chimiques».

15h15. Le G20 promet l’échange automatique de données fiscales fin 2015. Les pays du G20 réunis à Saint-Pétersbourg ont fixé vendredi dans un communiqué conjoint une date pour l’échange automatique de données fiscales, qui doit débuter en pratique fin 2015 pour lutter contre la fraude. «Nous soutenons pleinement la proposition de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de mettre en place un modèle réellement international pour des échanges bilatéraux et multilatéraux automatiques d’information» fiscale, selon ce texte publié à l’issue d’une réunion de deux jours.

15h. Les banques centrales s’engagent à changer leur politique. Les banques centrales du G20 se sont engagées à changer leur politique monétaire «avec précaution», répondant à l’appel des pays émergents qui pâtissent actuellement du projet de la Réserve fédérale américaine de réduire ses mesures de soutien.

14h45. Le G20 met en garde contre une reprise économique «trop faible». Les pays réunis pour le sommet du G20 de Saint-Pétersbourg ont estimé dans leur communiqué final que la reprise économique mondiale restait «trop faible». «La reprise est trop faible et les risques persistent», en particulier ceux liés à «la croissance ralentie dans les économies émergentes, qui réflète dans certains cas l’effet d’une volatilité des flux de capitaux, de conditions financières plus difficiles et d’une volatilité des prix des matières premières», selon ce texte qui conclut deux jours de réunion.

13h10. La photo de famille expédiée. Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont très rapidement expédié la photo de famille concluant leur sommet de Saint-Pétersbourg, marqué par une escalade entre Russie et Etats-Unis sur la Syrie. Les principales puissances mondiales sont arrivées au palais Constantin en plusieurs groupes pour faire face aux photographes. Barack Obama, arrivé avec la chancelière allemande Angela Merkel, a embrassé la présidente du Brésil Dilma Rousseff. Peu de temps après, Vladimir Poutine est arrivé et, sans adresser un mot au président américain, a pris place pour la photo. Les deux hommes sont séparés sur le cliché par le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Les participants au sommet ont alors pris la pose pendant quelques secondes, affichant quelques sourires et saluant brièvement de la main, avant de se disperser, sans que Poutime et Obama n’échangent un regard.

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12h35. Obama prend acte des inquiétudes du Brésil et du Mexique. Barack Obama a promis en marge du G20 de répondre aux «  inquiétudes  » de la présidente brésilienne Dilma Rousseff et de son homologue mexicain Enrique Peña Nieto sur des affaires d’espionnage présumées. «  Tant avec le président Peña Nieto qu’avec la présidente Rousseff, le président Obama a souligné que nous allions continuer à travailler avec les gouvernements brésilien et mexicain pour répondre aux inquiétudes suscitées au sujet de la NSA, c’est un processus en cours  », a affirmé Ben Rhodes, le conseiller adjoint de sécurité nationale de Barack Obama.

12h22. La Syrie demande d’attendre le vote du Congrès. Le président du Parlement syrien a exhorté les parlementaires américains à ne pas autoriser de frappe militaire contre son pays, avant un vote du Congrès attendu à partir du 9 septembre. « Nous vous demandons de ne pas prendre de mesure irréflechie, alors que vous avez le pouvoir de pousser les Etats-Unis à quitter la voie de la guerre pour celle de la diplomatie », a écrit Jihad al-Lahham aux élus américains.

11h58. Fabius tape du poing. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, veut que l’UE reconnaisse «  au minimum  » la responsabilité du régime de Damas dans le «  massacre  » à l’arme chimique du 21 août.

11h40. La Russie envoie un nouveau navire de guerre en Syrie. Un nouveau navire de guerre russe va faire route vers les côtes syriennes après avoir embarqué une « cargaison spéciale » à Novorossiïsk (mer Noire), a indiqué une source militaire. La Russie, dont les navires de guerre ont maintenu une présence dans l’est de la Méditerranée depuis le début de la crise syrienne, a dépêché dans la zone ces derniers jours plusieurs autres navires, dont des navires lance-missile, des destroyers, un bâtiment de surveillance électronique et deux grands navires de débarquement.

11h10. Washington creuse encore plus le fossé avec la Russie. La Maison Blanche a estimé que la Russie n’avait «  rien à apporter  » au débat politique sur la Syrie aux Etats-Unis, après que le président républicain de la Chambre eut refusé de rencontrer une délégation russe à ce sujet. Le conseiller adjoint du président Obama Ben Rhodes a en outre une nouvelle fois reproché à Moscou de «  refuser d’agir  » à l’ONU contre le régime de Damas et de vouloir «  éviter les problèmes de fond  » dans ce dossier.

10h27. Des avancées en matière économique. Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont salué de concert vendredi les avancées du sommet du G20 sur les sujets économiques, fraude fiscale en tête. «  Il y a beaucoup de convergence dans le dialogue de ce G20 », au-delà des tensions diplomatiques autour de la Syrie qui dominent la réunion, a dit M. Hollande lors d’une réunion de travail consacrée au thème de l’emploi. « Notre objectif commun est la croissance  », a affirmé le président français.

09h22. La diplomatie s’active. La Syrie impose son agenda. À la veille d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Vilnius ce week-end, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius devait rencontrer vendredi vers dix heures son homologue russe Sergueï Lavrov en marge du sommet de Saint-Pétersbourg. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron se sont entretenus par ailleurs dans la nuit de jeudi à vendredi sur la crise syrienne, en marge du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg, selon un porte-parole de M. Poutine. Ils ont discuté après le dîner officiel consacré à la Syrie et après un spectacle qui s’est achevé vendredi vers minuit.

09h13. Rencontre Fabius-Lavrov. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius devait rencontrer vendredi vers 10 heures son homologue russe Sergueï Lavrov. La France et la Russie s’opposent sur l’idée d’une intervention militaire en Syrie, défendue par Paris mais rejetée par Moscou, qui affiche un soutien indéfectible depuis le début du conflit au régime de Bachar al-Assad.

08h27. Poutine et Cameron discutent Syrie. Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron se sont entretenus dans la nuit de jeudi à vendredi sur la crise syrienne. Ils ont discuté après le dîner officiel consacré à la Syrie et après un spectacle qui s’est achevé vendredi vers 02 heures locales.

07h20. Réunion des pays donateurs sur la Syrie. Koen Doens et Pia Ahrenkilde, porte-parole de la Commission européenne, tiennent à faire savoir sur Twitter que les divisions sur la Syrie n’empêchent pas les Européens d’œuvrer à l’assistance humanitaire. Première réunion matinale des pays donateurs à Saint-Pétersbourg en présence de Ban Ki-Moon.

07h00. Washington et Paris de plus en plus isolés. Premier bilan de la soirée du jeudi soir ? Les partisans d’une intervention punitive en Syrie se retrouvent isolés, selon notre envoyé spécial. Le plus petit dénominateur commun trouvé par les leaders du G20 est la simple condamnation de l’usage des armes chimiques, rien de plus.

Vos réactions

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39. fox-eye dit le 07/09/2013, 11:30

Cette histoire commence à être fatigante. Comme une histoire drôle pas drôle qu'on raconte inlassablement.

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38. jack.dupre dit le 07/09/2013, 11:06

Louise veut frapper vite et fort sans aucune preuve et mangesachoucroute fait preuve comme elle de ce pro-américanisme primaire sur lequel les USA compte tant après nous avoir "libéré" d'une guerre WWII qu'ils avaient largement induite eux même par le traité de Versailles et le Krach de 1929 et l'aide à l'armement d'Hitler. Aujourd'hui une clique de type Cheneysienne a pris le monde en otage et Louise veut frapper vite et fort, mais se trompe de cible. On ne sait pas combien de gaz a été utilisé (le nombre de morts annoncé est bidon comme à Boston marathon) De fausses bannières spécialités USA at home and abroad...

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37. Labrador dit le 06/09/2013, 21:20

@ irontanga 16:54 - très intéressant votre lien merci.

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36. Labrador dit le 06/09/2013, 21:00

Et on apprend que les Européens acceptent de transmettre nos informations fiscales à Washington qui va les exploiter pour organiser des fuites de capitaux ciblées. Une erreur monumentale de plus.

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35. Labrador dit le 06/09/2013, 20:55

C'est la panique au Complexe. S'il ne trouve pas rapidement une solution pour livrer les commandes d'armement à la dictature égyptienne - environ 3 milliards USD - , plusieurs entreprises se retrouvent avec des ruptures de contrat et faillites possibles. Washington doit sa prospérité à la guerre.

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