Washington et Paris davantage soutenus pour des frappes en Syrie
Les États-Unis et la France ont assuré ce week-end engranger un soutien croissant à leur volonté de frapper le régime syrien, après l’appui politique de l’Europe et de la moitié des pays du G20 à une réponse « forte » qui se garde toutefois de parler d’action militaire.
Le président François Hollande a affirmé samedi qu’il pensait que le Congrès américain voterait sur un recours à la force armée « jeudi ou vendredi » et précisé attendre le rapport des inspecteurs de l’ONU sur l’utilisation des armes chimiques « sans doute à la fin de la semaine » prochaine.
« Il y a un certain nombre de pays – un nombre à deux chiffres — qui sont préparés à prendre part à une action militaire », a affirmé le secrétaire d’État John Kerry, samedi soir lors d’une conférence de presse à Paris avec son homologue français Laurent Fabius. « Nous avons plus de pays préparés à agir militairement que ce qu’il nous faudrait en fait pour l’action militaire en projet », a-t-il ajouté, sans préciser leur identité.
John Kerry a salué la déclaration « très puissante » de l’UE sur la Syrie, se disant « encouragé ». Cette déclaration se limite cependant à souligner la nécessité d’une « réponse forte » à l’usage d’armes chimiques, sans se prononcer sur sa forme.
Dans le même temps, la Suède et la Pologne mettaient en garde contre les réactions impulsives au conflit en Syrie estimant que tout effort international demandera un engagement « pour les décennies à venir ».
Parallèlement à la séquence diplomatique qui vient de s’achever avec le G20 et l’UE, et qui se poursuivra dimanche par une rencontre à Paris de John Kerry avec des représentants de la Ligue arabe, Washington et Paris continuent à faire pression sur leurs opinions publiques, hostiles à un engagement militaire.
Dans leur déclaration émise à Vilnius, les 28 membres de l’UE affirment qu’il existe de « fortes présomptions » sur la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans la mort de centaines de civils le 21 août.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Reprenons les fondamentaux: une guerre qui ne rapporte pas, on ne la fait pas (ça coûte bien trop cher). Or, il a été découvert voici quelques années, d'importants gisements de gaz le long des côtes de la Méditerrannée: de la Grèce à la Libye, en passant par la Turquie, la Syrie, le Liban, Israël (qui exploite déjà plusieurs gisements), Chypre, l'Egypte puis la Libye (sans être certain ici). Alors du coup, vu depuis les yeux du citoyen lambda, tout apparait comme si les lobbys influents de Washington à Ryad se croyaient EXXONérés de toute considération du droit international et de la plus élémentaire humanité et, semble-t-il, la présidence française se sentirait TOTALement d'accord.
Hollande se prend pour Mussolini ou son camarade allemand ! Depuis qu'il est au pouvoir, son objectif est de faire la guerre au Mali, maintenant, en Syrie et après .... pendant que la France sombre sous une économie néfaste et le problème de l'insécurité lié à l'immigration. Il va entraîner l'Europe dans des conflits que personne ne souhaite. Il faut le rendre responsable et être juger au tribunal international pour auteur de génocide, lorsqu'il aura lancé son offensive sur la Syrie.
Il semble que ce sont les rebelles qui seraient renforcés dans cette histoire, sauf si les alliés d'Assad répliquent!
Coyote, ce n'est pas une prise de position, à condition qu'on ait les preuves de QUI a lancé l'attaque chimique. Ce n'est pas encore le cas, il n'y a que des soupçons. Et il semble quand même que ce sont les rebelles qui seront renforcés dans cette histoire.




Les politiques pourraient faire comme en 1939, fermer les yeux et puis après?