Tecteo rachète l’Avenir: «Que les administrateurs ne travaillent pas par injonctions politiques»
La décision de Tecteo suscite toujours des interrogations. Certains parlent de manœuvre, d’autres craignent pour la liberté de la presse. Pour Béatrice Delvaux, « seuls les éditeurs de presse comprennent qu’on détruit un journal si on en change la nature ». Le résumé du 11h02
Est-ce le rôle des intercommunales d’investir dans la presse ?
« On peut prendre l’exemple de Dexia qui a grandi dans le secteur des crédits aux communes puis aux particuliers, ce qui était une démarche très sûre. Puis elle a voulu se transformer en banque d’affaires, avec le résultat qu’on connaît. Tecteo ne met-il pas en danger sa partie stable en se lançant dans une activité plus hasardeuse ? Le câble c’est du costaud, mais la news, c’est autre chose, car le financement requis sera très important. C’est une question intéressante sur le business modèle. »
L’indépendance de la presse est-elle en danger ?
« Je parle toujours du principe de la légitimité de la presse. Ce qui la rend crédible, c’est la qualité de ses journalistes et son indépendance. Il faut donc regarder la qualité et la nature de l’actionnariat. Jusqu’à vendredi, tous les groupes de presse belges étaient entre les mains d’actionnaires dont le métier est de faire de l’info. Seuls eux ont la capacité de supporter l’indépendance du journaliste. Il faut se demander si un parti acceptera qu’un journaliste aille dans le sens contraire de sa stratégie. »
« Autre élément très important : l’indépendance économique. La pression économique, c’est beaucoup plus pervers, car on peut couper votre budget publicitaire. En fait, seuls les éditeurs de presse comprennent qu’on détruit un journal si on en change la nature. Or, par essence, un homme politique défend une idée, il est au service d’un parti, un journaliste, lui, est au service de la vérité. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions Conclusion... Ca ne c'est fait nulle part ailleurs, c'est toujours nocif politique et info, ca fait prendre des risques inutiles à un groupe qui contourne nos lois et donc n'est pas clair du tout, et cerise sur le gâteau cela coûtera plus cher puisqu'il faudrait créer une commission de régulation !
Conclusion "l Empire Bertelsmann" commence à s effondrer et le groupe "Rossel" coulera avec lui.....
5. bro >D autan plus vrais que Vincent Bolloré, le principal actionnaire de Vivendi (une multinationale française spécialisée dans la communication) n a pas apprécié le profil "businessman" de Thomas Rabe (président du conseil d'administration Bertelsmann) et s est porté candidat à la présidence du directoire de "Vivendi" pour l évincer de ce poste ;-)
Trop facile M. Michel ! Même si, en tant que Administrateur délégué Stéphane Moreau (16 mandats dont 7 rémunérés) n'a pas l'air de connaître la composition du son propre Bureau exécutif, probablement parce qu'il n'en a pas besoin ! Le MR y occupe, comme le PS, 3 mandats sur 8 (+2 cdH). Et le vote à été émis à l'unanimité du Bureau exécutif, sans passer par le CA !!!! Président: André GILLES - PS (Province de Liège




"seuls les éditeurs de presse comprennent qu on détruit un journal si on en change la nature"> Hé bien allez dire ca à la famille Hurbain ( actionnaire qui détient 100 % de Rossel ) qui a échangé la ligne rédactionnelle contre un siège d administrateur dans le groupe "allo qui ?" ;-) Madame la rédactrice en chef....