La deuxième Nuit de Feux a encore attiré des milliers de spectateurs

Geoffroy Herens
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La Nuit de Feux, c’est l’association harmonieuse des feux d’artifice avec des bandes-son et du mapping. Un spectacle initié l’an passé et réédité ce samedi, toujours au domaine provincial.

  • Troisième des quatre artistes à avoir conçu le spectacle, Batem a notamment associé le Marsupilami et la forêt de Palombie (qu'il dessine) à différents airs. Avec, pour commencer, rien de moins que du Led Zeppelin.
    Troisième des quatre artistes à avoir conçu le spectacle, Batem a notamment associé le Marsupilami et la forêt de Palombie (qu'il dessine) à différents airs. Avec, pour commencer, rien de moins que du Led Zeppelin.

Il est des signes qui ne trompent pas : samedi, vers 21 h, la foule était déjà bien présente dans la cour d’honneur du domaine provincial d’Hélécine. La Nuit de Feux, qui allait connaître sa deuxième édition, ne devait pourtant commencer qu’à 22 h. La preuve que l’événement était attendu par le grand public.

Le concept n’a évidemment pas changé en une année, à savoir des tableaux mêlant feux d’artifice, musiques et mapping, conçus selon les désirs de quatre artistes invités. Le tout sur et au-dessus de la façade du château.

Corbiaux, Linx, Batem et Jali

C’est Dominique Corbiaux qui a ouvert le bal. Le chanteur lyrique a assumé son statut. Une manière d’entamer en douceur cette heure de spectacle en boutant le feu à l’édifice, en faisant une incursion en Espagne, en regardant galoper les chevaux… David Linx a pris le relais. Le jazzman a, sans surprise, invité le public à entrer dans un club où les carreaux des fenêtres étaient autant de touches de piano. De quoi donner encore un peu plus de rythme à la soirée.

Jusqu’à ce qu’arrive Batem. Le dessinateur du Marsupilami a plongé la foule dans la forêt de Palombie au son de Led Zeppelin avant de bifurquer vers des artistes tels que Joe Cocker, James Brown, Queen et même Mike Brant. Avec quelques allées de venues de la créature de Franquin, évidemment. Jali, pour terminer, s’est mis en scène en son et en images, empruntant également à Gotye et aux Jackson 5.

Last but not least, un final a clôturé la soirée, ajoutant si besoin en était des étoiles dans les yeux des milliers de personnes présentes. « Le feu d’artifice du 21 juillet à Bruxelles, ça ne vaut rien à côté de ce que je viens de voir », s’exclamait d’ailleurs une dame. D’autres se montraient plus critiques. « Je trouve que le mapping n’a pas été assez utilisé par rapport à ce qu’il peut apporter, notait une mère de famille d’Incourt. Par rapport à ce qu’on m’avait expliqué et à ce que j’avais vu sur le site web de l’événement, je m’attendais à mieux. »

Une critique parmi moult sourires à laquelle a répondu Mathieu Michel, le président du domaine provincial : « Il ne faut pas oublier que le spectacle, ce sont d’abord les feux d’artifice. Le mapping est un élément supplémentaire. »

Plus globalement, la « Nuit de Feux » semble désormais bien installée dans les esprits. Non seulement, les gens sont venus aussi nombreux, si pas davantage que l’année dernière. Mais, en plus, ils ont prévu l’affluence en débarquant bien à l’avance : à 21 h, la foule était déjà de mise dans la cour d’honneur.

« Tout ça avec une dépense réduite de moitié par rapport à l’édition 2012, dans notre chef, conclut Mathieu Michel en pointant les 25.000 euros d’argent public sur les 60.000 euros de budget (compensé par divers sponsors). J’en suis d’autant plus content. Je suis surtout assez convaincu que les gens qui s’en vont aujourd’hui reviendront dans douze mois. »