Le tennis Smash 51 pourrait survivre, une bonne nouvelle pour la région

Luc Gochel
Mis en ligne

A la fin du mois de juillet, l’annonce de l’arrêt définitif des activités du tennis club Smash 51 à Liers en a étonné plus d’un.

Ce club presque trentenaire possède 450 membres et une école de tennis réputée dans la région liégeoise. Il devait être racheté par une société française et transformée en un centre de mini-foot. Mais il y aurait du nouveau dans ce dossier…

C’est par un simple mail que les 450 membres du club avaient été avertis, à la fin du mois de juillet, de la vente des installations par le couple propriétaire, les époux Tilkin.

Après 27 années, ceux-ci auraient dû encore investir beaucoup pour remettre le club à niveau et ils n’en avaient plus l’envie. Dès lors, lorsque la société privée Urbanfootball était venue leur faire une proposition, ils avaient accepté.

Fini le tennis ! Il était question de le transformer totalement en dix terrains de mini-foot. Les 450 membres, les 200 jeunes et le millier de tennismans qui louent des terrains en hiver pouvaient donc aller voir ailleurs… Et ce, dès la nouvelle saison d’été, en mai 2014.

Seulement voilà. Du mini-foot, ce n’est pas du tennis. Et les autorités communales de Herstal se sont inquiétées des nuisances que cette activité pourrait provoquer dans le paisible village de Liers : bruits nocturnes, parkings sauvages, mobilité, etc.

Sans compter que cette initiative privée de mise à disposition de terrains de mini-foot moyennant finances (de 50 à 120 euros l’heure de location) pouvait également concurrencer les halls sportifs communaux de la région.

Du coup, le bourgmestre de Herstal, Frédéric Daerden, et l’échevin des sports Franco Ianieri, ont cherché à savoir s’il n’y avait pas moyen d’éviter aux époux Tilkin de vendre et de sauver ainsi le seul club de tennis qui fonctionne bien à Herstal (le TC Herstal n’étant pas en grande forme).

Et d’après nos informations, une réunion aura lieu demain entre les différents protagonistes, ainsi qu’une autre vendredi au service Infrasports de la Région wallonne pour savoir de quels subsides on pourrait disposer pour effectuer les investissements nécessaires.

« La ville de Herstal est attentive à l’avenir du Smash 51 et du tennis à Herstal, nous a confirmé hier le bourgmestre Frédéric Daerden. Et elle est attentive aux nuisances que cette activité de minifoot pourrait susciter à Liers. Mais je rappelle aussi que la ville n’est pas acheteuse et n’a pas pour vocation de gérer un club de sports. »

En échange bien sûr de ce coup de pouce, l’ASBL Promo Smash 51, qui gère le site, se verrait doter d’une vocation sociale afin d’accueillir, par exemple, des enfants des écoles de Herstal aux heures creuses pour s’initier aux rudiments du tennis.

Et on pourrait aussi voir des membres de l’entreprise de formation par le travail, « Work’inn » venir renforcer les cuisines du restaurant.

Ceci n’est encore qu’au stade de l’ébauche et M. Tilkin ne veut pas encore les commenter : « Je ne veux pas communiquer maintenant, des négociations sont en cours, vous en saurez plus dans une semaine », nous a-t-il répondu hier.

Voilà une nouvelle qui, si elle se concrétise, devrait soulager tous les utilisateurs de ce club de tennis qui ne devront pas chercher ailleurs, mais aussi les riverains du site. Et apporter également une activité nouvelle aux écoles voisines.