Berlusconi: le Sénat vote probablement mardi soir

Camille Wernaers et Maïlys Charlier
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Le sort de Berlusconi est à nouveau en balance alors qu’une commission du Sénat risque de l’exclure rapidement du parlement. Il Cavaliere a demandé plus de temps pour déposer de nouveaux documents. Le Sénat se réunit à nouveau mardi soir.

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La commission pour les élections et l’immunité a débuté ses travaux vers 15h ce lundi en donnant la parole à Andrea Augello, représentant du PDL, qui a prévu un exposé-fleuve de deux heures. Les débats reprendront mardi soir avant un vote qui a de fortes chances d’aboutir à son exclusion du parlement.

Une commission du Sénat se penche dès ce lundi sur le sort de Silvio Berlusconi après sa condamnation pour fraude fiscale. Sur le papier, pas de suspense : en vertu de la loi Severino adoptée en 2012, une loi anti-corruption, le Cavaliere doit être privé de son fauteuil de sénateur et devenir inéligible, après la confirmation en Cassation le 1er août d’une peine de prison à son encontre, sa première condamnation définitive en 20 ans de péripéties judiciaires. «  La loi est égale pour tous  », a rappelé ces derniers jours le président du Sénat, Piero Grasso, en citant la devise affichée dans tous les tribunaux italiens.

Le parti de Berlusconi a «  demandé du temps pour déposer d’autres documents. Nous avons décidé de nous réunir de nouveau vers 20 heures  », a indiqué Dario Stefano, président de cette commission de 23 membres. Selon lui, «  il est très probable qu’il y aura un vote mardi soir  », pouvant décréter la déchéance de Silvio Berlusconi de son poste de sénateur et son inéligibilité.

Les débats s’annoncent longs, notamment en raison du temps d’intervention octroyé aux 23 membres de la commission. Berlusconi ne s’avoue lui pas encore vaincu. Depuis des semaines, il refuse de demander une grâce au président Giorgio Napolitano car cela impliquerait qu’il reconnaisse sa culpabilité, alors qu’il se dit victime d’une persécution de magistrats de gauche. «  On veut éliminer politiquement mon père  », a déclaré l’une de ses filles Barbara au journal Messagero samedi.

Le Cavaliere a joué sa dernière carte en recourant à la Cour européenne des droits de l’homme de Strabourg. Plusieurs experts affirment en effet que la loi Severino ne peut avoir d’effet rétroactif.

Vos réactions

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1. Mundele dit le 09/09/2013, 22:44

Le copain NEOLIBERAL.... de Charles MICHEL....

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