La branche belge du mouvement Femen arrête ses activités

Camille Wernaers
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Un désaccord concernant l’organisation internationale du mouvement est la cause de cette décision prise unanimement lundi soir.

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Les Femen de Belgique, connues pour des manifestations seins nus dans le pays, cessent leurs activités, ont-elles annoncé sur leur page Facebook mardi après-midi. «  Nous avons pris unanimement cette décision à la suite d’un désaccord concernant l’organisation internationale du mouvement  », écrit le mouvement sur leur page Facebook. «  Nous ne regrettons rien, nous avons mené toutes nos actions sincèrement. Il n’est pas question pour nous d’arrêter le combat, nous le mènerons autrement. Vive la Révolution ! »

«  Nous ne revenons pas sur l’idéologie du mouvement, mais bien sûr la manière dont fonctionne ce groupe à l’échelle internationale  », explique la porte-parole du mouvement. «  Nous continuerons à nous battre dans un mouvement qui sera le nôtre  » et qui se développera d’abord en Belgique, selon la porte-parole. Le groupe, qui ne donne pas pour l’instant d’autres détails sur ce choix, a pris sa décision lors d’une réunion qui s’est tenue lundi soir.

Sur Facebook, les réactions se succèdent entre soutien et incompréhension. «  Votre courage nous a éblouis.  », «  Je suis tout à fait solidaire avec cette décision ! Bravo les filles!!  », «  Dommage…  », «  Je ne comprends pas…  », «  Que refusiez-vous chez Femen ?  »

Actions coups de poing

Les Femen belges ont mené leur première action, « topless jihad » devant une mosquée de Bruxelles le 4 avril 2013, lorsqu’elles n’étaient encore que cinq membres. D’autres féministes avaient ensuite rejoint le mouvement, dont l’historique est marqué par plusieurs actions coup de poing. Ainsi, le 24 avril dernier, les Femen de Belgique avaient par exemple accueilli Monseigneur Léonard à l’ULB à coups d’eau bénite et de slogans « stop homophobia ». Deux mois plus tard, le 25 juin, trois activistes du groupe sont montées, seins nus, sur la voiture du premier ministre tunisien Ali Larayedh, en visite à Bruxelles, en réaction à la condamnation par un tribunal tunisien début juin de deux Femen françaises et une Allemande. Plus récemment, les Femen de Belgique ont manifesté le 29 août devant l’ambassade d’Ukraine à Bruxelles en criant différents slogans comme « Nos seins, nos armes » ou encore « Pacific fighter ».

La récente polémique autour de Victor Svyatski, qui aurait fondé le mouvement et le récent départ de la militante tunisienne Amina Sboui ne seraient pas directement à l’origine de la fermeture de Femen Belgique, selon leur porte-parole. « Il s’agit bien d’un désaccord quant à l’organisation internationale et à la communication au sein du mouvement », insiste la porte-parole belge.

Vos réactions

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11. brusselaar dit le 11/09/2013, 17:32

C'est au sein du mouvement que cela ne va plus . Ouf si ce n'est que ce sein la.

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10. Tardis II dit le 11/09/2013, 11:39

Bof... Mais (et au risque de paraître beauf :-P), qu'est ce qu'elle est belle Melle Fruitier.

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9. JSB dit le 11/09/2013, 08:40

C'est vrai que depuis une petite semaine, il commence à faire caillant.

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8. benke dit le 11/09/2013, 08:36

triest, vive femen

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7. wajaja dit le 10/09/2013, 23:22

on espère que ca permettra de ne plus devoir avoir de leurs nouvelles une fois par semaine... ras le bol de ce groupuscule extrémiste qui ne ressemble à rien...

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