La police garde les yeux ouverts
LIEGE Le réseau actuel compte 118 caméras de surveillance, auxquelles il faut ajouter celles du TEC et du tunnel de Cointe. Trois nouvelles caméras vont être achetées et la capacité de stockage des images va être considérablement augmentée.
Les Liégeois les plus photogéniques apprécieront, les autres devront se faire leur avis : le conseil communal a voté lundi l’agrandissement et l’amélioration du réseau de caméras de surveillance. « Depuis 2006 en effet, explique la Ville de Liège, une attention particulière est portée au développement et à l’amélioration du réseau de caméras. Destiné à assister le services de police en trois matières spécifiques – mobilité, maintien de l’ordre et sécurité -, le réseau doit suivre les innovations technologiques pour garantir sa performance. »
Ainsi sera donc fait : un peu plus de 90.000 euros vont être réservés au déplacement d’une des caméras existantes, au remplacement de cinq autres et à la mise en place de trois nouvelles: rue Saint-Hubert avec vue sur l’îlot Saint-Michel, sur le quai de la Goffe et dans le parc du Potay, avec un regard sur la place des Déportés et le rond-point voisin. De quoi donc renforcer un réseau comprenant aujourd’hui 118 caméras, auxquelles il faut ajouter huit caméras des TEC et celles du tunnel de Cointe.
Capacité de stockage
Mais encore faut-il, pour pouvoir être exploitées, que ces images soient de qualité satisfaisante, qu’elles soient acheminées sans encombre jusqu’au local de surveillance installé rue Natalis et qu’elles soient conservées suffisamment longtemps. C’est pour répondre à ces impératifs que le conseil a également voté une dépense de 113.740 euros.
« La capacité de stockage de ces images est aujourd’hui de 24 téraoctets, précise la porte-parole de la police de Liège. La modernisation du réseau portera cette mémoire à 170 teraoctets.» De quoi stocker davantage – et pendant plus longtemps - les images que transmettent les caméras haute définition de nouvelle génération.
La bande passante, précise encore la porte-parole de la police, sera elle aussi sensiblement élargie, « ce qui signifie moins de congestions, moins de pannes et de dépannages. »
Surveillance du trafic
Dans la foulée de ces achats de caméras, 5600 euros devraient aussi être libérés pour l’achat d’un nouvel - et troisième - analyseur de trafic. Compacts, autonomes et transportables, les analyseurs de nouvelle génération se fixent facilement en bord de voirie.
Ils mesurent alors sans discontinuer la vitesse de chaque véhicule ainsi que, pour certains modèles, leurs dimensions. Ils mesurent et analysent donc le trafic mais ne relèvent pas les numéros de plaques minéralogiques et ne flashent pas.
« Concrètement, reprend cette fois la Ville de Liège, l’analyseur est placé pendant dix jours, comprenant le plus souvent deux week-ends car c’est pendant ces nuits que les excès de vitesse sont les plus fréquents, à un emplacement spécifique répondant généralement à une demande des riverains. »
En fonction des résultats de cet échantillonnage, la réponse pourra être préventive ou répressive, elle peut aussi consister en des aménagements de voirie.



