Durant tacle Barroso: «Ennuyeux, plat, plein de poncifs»
A moins d’un an des élections européennes, José Manuel Barroso a défendu son bilan devant les eurodéputés. Il a défendu l’action de l’Europe contre la crise.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a défendu mercredi l’action de l’Europe contre la crise, dans un climat d’euroscepticisme grandissant avant les élections européennes de 2014. Dans son dernier discours sur l’état de l’Union avant le scrutin européen de mai prochain, M. Barroso a déclaré devant les eurodéputés réunis à Strasbourg que l’UE avait « contre-attaqué » face à la crise financière, économique puis sociale qui a débuté il y a cinq ans.
« Les faits nous montrent que nos efforts ont commencé à convaincre » a-t-il dit, en citant des progrès réalisés selon lui par plusieurs pays placés sous assistance financière comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. « La reprise est vraiment en vue ». Mais M. Barroso a affirmé que le « principal risque » de retour en arrière était « politique ». « Tout ce qui met en doute les réformes est immédiatement sanctionné », notamment par les marchés financiers, a-t-il souligné. « Un de nos problèmes est d’être cohérents, pas seulement de prendre des décisions mais de les mettre en œuvre sur le terrain », a-t-il dit en appelant notamment à l’adoption par le Parlement du budget 2014-2020 et à avancer dans la mise en œuvre de l’union bancaire.
A ce propos, le chef du groupe des libéraux, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, a appelé le Parlement à engager immédiatement les négociations avec les Etats membres pour l’adoption de la proposition de la Commission sur le sauvetage ou la liquidation des banques en difficulté.
Isabelle Durant, vice-présidente du parlement européen, a durement critiqué le discours de José Manuel Barroso. Pour l’eurodéputée verte, le dernier « State of Union » de Barroso aura été « à l’image des précédents (voire pire) et son mandat : (très) ennuyeux, plat, plein de poncifs », a-t-elle écrit sur sa page Facebook. « Ciao Barroso ! », conclut-elle.
Vos réactions
Voir toutes les réactions BARROSO On peut se demander comment et pourquoi ce " Pantin" s'est retrouvé à la tête de l'Europe alors qu'il jouait les " second rôle " avant au Portugal. Je crois qu'il est tout à fait incapable de prendre des décisions claires et tranchées, vis-à-vis de l'Angleterre, vis-à-vis des Paradis Fiscaux, incapable d'organiser une Europe sociale, etc. Et puis on s'étonne de voir que l'Europe n'intéresse pas. Dommage qu'en Belgique, on doive voter pour les " Européennes ".!!!! Il serait étonné de la hauteur de l'abstention.
La lanterne magique ne voit pas clair. N'avez-vous pas remarqué qu'on parle de Barroso, ici, et pas des armes chimiques en Syrie ?... :-)
Baroso reste Baroso et en la matière, les chiens ne feront jamais des chats; en effet il a illustré pendant des années le dicton faites ce que je dit et ne faites pas ce que je fais. Sa capacité à réclamer aux plus pauvres d'Europe égale sa capacité à octroyer à l'institution qu'il présides des avantages que beaucoup de gens n'acceptent pas. Sa suffisance et son arrogance ont fait le reste. Adios!!!!
Frichtouille le bilan de Durant est surtout d'avoir une bonne équipe de communication (apparemment aussi présente sur ce forum) et les petits copains du Soir. Faire la liste des dossiers sur lesquels elle a fait de beaux discours en plénière est un peu creux. Elle n'a pas géré UN dossier législatif et a surtout profité de son statut de Vice-Présidente pour se faire mousser. Comme du temps où elle était Vice-Première Ministre: muette au Conseil des Ministres, bavarde à la sortie, devant les cameras. Bye Bye Durant




C'est la rentrée, il n'y a plus aucun doute...revoici Durant et ses commentaires sur tout à propos de rien. On était si bien sans elle durant les vacances