Pas d’accord pour un plan européen d’accueil des réfugiés syriens

C.WE. (avec agences)
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Au parlement européen ce mercredi soir, les socialistes, les verts et la gauche radicale voulaient un plan coordonné, à l’image de celui mis en œuvre pour les Kosovars au début des années 2000, mais la droite de l’assemblée s’y est opposée.

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Catherine Ashton, chef de la politique étrangère de l’UE ©AFP
    Catherine Ashton, chef de la politique étrangère de l’UE ©AFP

Les groupes politiques du Parlement européen ne sont pas parvenus à se mettre d’accord mercredi autour d’un appel en faveur d’un plan européen d’accueil des réfugiés syriens. La droite a refusé les propositions en ce sens, déplore l’eurodéputée PS Véronique De Keyser. Les parlementaires européens voteront jeudi une résolution sur la Syrie, dans laquelle ils insistent sur la nécessité d’un processus de paix. «  L’intervention militaire n’a pas été exclue du consensus, mais en dernier recours  », résume Mme De Keyser, à propos des discussions entre groupes politiques mercredi matin.

À la recherche d’un « compromis historique »

La députée insiste sur une solution inclusive. «  Qu’on n’aime ou qu’on n’aime pas ces dernières, il faut arriver à un « compromis historique », comme en Espagne après Franco. Nous sommes loin d’en prendre le chemin. Nous oublions que dans une guerre civile il n’y a jamais ni vainqueurs ni vaincus, seulement des victimes  », souligne-t-elle. L’accueil des réfugiés syriens n’a pu faire l’objet que d’un accord minimal. Les socialistes, les verts et la gauche radicale voulaient un plan coordonné, à l’image de celui mis en œuvre pour les Kosovars au début des années 2000, mais la droite de l’assemblée s’y est opposée. La résolution se limitera à lancer un appel aux différents États membres.

La question n’est pas anecdotique. Les pays limitrophes de la Syrie accueillent quelque deux millions de réfugiés dans des conditions humanitaires difficiles. En Europe, seules l’Allemagne et la Suède ont accepté d’accueillir un nombre significatif de personnes fuyant le conflit. En Belgique, la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (cdH) a plaidé pour un accueil plus important. La secrétaire d’État à l’immigration et à l’asile, Maggie De Block (Open Vld), a quant à elle jugé que le pays prenait déjà sa part, puisqu’il était le quatrième pays d’accueil de l’UE.

600.000 personnes ont besoin d’aide humanitaire urgente

Plus de 600.000 personnes en Syrie ont besoin d’une assistance humanitaire urgente dans la périphérie rurale de Damas, a indiqué mercredi l’OCHA, l’office des Nations unies chargé de l’aide humanitaire. Une partie significative se trouve dans des zones difficile d’accès, y compris dans celles qui ont fait l’objet d’accusations d’attaques chimiques le 21 août et qui sont en état de siège depuis plusieurs mois, a ajouté l’OCHA. L’Unicef a de son côté précisé qu’elle n’avait pas pu accéder aux zones, ni aux victimes des possibles attaques chimiques malgré de nombreuses tentatives. L’organisation internationale d’aide à l’enfance a rappelé que sa mission consistait notamment à apporter des soins de santé de base aux enfants et aux femmes.

Une commission d’enquête mandatée par l’Onu sur les crimes contre les droits de l’Homme en Syrie a accusé le régime de « crimes contre l’humanité » et la rébellion de « crimes de guerre ». Elle ne s’est toutefois pas prononcée sur l’usage d’armes chimiques, faute de preuves tangibles. Sur la base des éléments de preuve actuellement disponibles, cette commission a indiqué qu’il n’a pas été possible de parvenir à une conclusion quant aux agents chimiques utilisés, leur système vecteur ou les auteurs de ces actes, tout en précisant que les enquêtes se poursuivent.

Vos réactions

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5. Unjoursansfin dit le 13/09/2013, 09:22

Nous allons déjà accueillir les djihadistes "belges" partis tuer en Syrie, n'est ce pas assez suffisant ?

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4. Louise_2011 dit le 12/09/2013, 16:16

La générosité européenne, quoi!

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3. Jean Dupont dit le 12/09/2013, 07:32

Il ne manquerait plus que cela. Les Kosovars étaient européens. Là, nous alimentons un conflit et puis accueillons des réfugiés. C'est le monde à l'envers. Si on n'avait pas aidé les islamistes, tout serait rentré dans l'ordre depuis longtemps. On pourrait négocier des changements politiques comme on le fait en Egypte avec l'aide d'état à état. La politique de l'Autruche à la Hollande mène à des impôt supplémentaires apparemment.

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2. Mon canard dit le 11/09/2013, 21:56

Asile humanitaire mais avec un mandat d expulsion du territoire Belge à la clé une fois la guerre syrienne finie ; Ne recommençons pas la même erreur qu avec les kosovars qui ont monnayé, voire ranconné, leur retour chez eux. Ce avec la bénédiction des politiciens belges, toujours très généreux avec notre argent, et qui se sont offert une bonne campagne de publicité sur le dos de ces réfugiers "aussi"... Quant à l UE qui nous donnerait l ordre d acceuillir des réfugier tous les "belgicains" attendent avec impatience qu ils démontrent ainsi à l ONU à quel point cette institution viole les droits fondamentaux des peuples qu elle prétend vouloir gouverner et aussi priver de leur souveraineté. :-)

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1. Oli dit le 11/09/2013, 21:15

L'Europe dans toute son incompétente splendeur. Un accord insuffisant et dépassé est espéré à l'horizon 2015-2020

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