Mandela, un toit pour 240 étudiants

Patrice Leprince
Mis en ligne | mis à jour

IXELLES Située à deux pas du campus, la résidence Mandela rouvre ses portes. Une remise à neuf financée par un partenariat public-privé.

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Parmi les équipements communs proposés aux occupants de la Résidence
: une cuisine.
    Parmi les équipements communs proposés aux occupants de la Résidence : une cuisine.

Cela semble impossible jusqu’à ce qu’on le fasse ». Une des petites phrases signées par Nelson Mandela et distillées sur les murs de la Résidence universitaire qui porte son nom. Un bâtiment situé avenue des Courses aujourd’hui entièrement rénové et pimpant qui offre, à deux pas du campus de l’ULB, 240 lits soit 13 de plus que dans l’ancienne bâtisse. Tout profit donc pour les étudiants et les étudiantes. « Il fut un temps où cette résidence, qui aura cinquante ans en 2014, était réservée aux filles, on trouvait ici des affiches avec de jeunes filles servant le thé. Mais les temps ont bien changé », entame Ahmed Medhoune, directeur du Département des services à la communauté, lors de l’inauguration officielle qui avait lieu ce mercredi.

Tandis que les invités s’apprêtent à découvrir les grandes lignes de la rénovation, à l’extérieur, une délégation de l’Union syndicale étudiante/Jeunes FGTB parle de publicité mensongère et dénonce, calicot à l’appui, une hausse du loyer mais aussi la cession de la propriété à la société privée Cofinimmo qui s’est chargée de la rénovation des lieux. « Comment les autorités ont-elles pu savoir qu’une emphytéose serait la meilleure solution ? Pourquoi les autorités ont-elles insisté pour que cette solution soit appliquée ? Ces questions sont restées sans réponse », peut-on lire sur leur tract.

Réponse académique à l’intérieur, lors du discours du vice-président du conseil d’administration ulbiste. Martin Casier met ainsi en avant les difficultés liées au sous-financement chronique de l’ULB « qui a des conséquences désastreuses sur son fonctionnement quotidien, son encadrement pédagogique et sur l’aide à la réussite, ou encore sur l’entretien des infrastructures ». Chiffres à la clé, puisque l’université ne dispose que d’un peu moins de 2 millions (1,8 million) émanant des caisses de la fédération Wallonie-Bruxelles. « Alors qu’il en faudrait pas moins de 15 pour en assurer un entretien correct ». Et le vice-président d’insister sur la nécessité de ce partenariat public-privé. « Un bail emphytéotique de 27 ans a été signé entre l’université et Cofinimmo afin de financer la réalisation de ces travaux. Sans partenariat, il nous aurait été impossible d’entamer cette rénovation ». A l’issue de l’emphytéose, l’ULB récupérera l’entière propriété du bien.

Quoi qu’il en soit, l’immeuble offre aujourd’hui un cadre de vie plutôt confortable avec des chambres lumineuses dont deux studios pour accueillir les personnes à mobilité réduite. Le loyer mensuel oscille entre 301 et 351 euros, hors charges. Les lieux seront occupés dès ce week-end avant une fête avec les habitants prévue le 3 octobre prochain.